lundi 30 novembre 2015

Qu'est-ce que la liberté intérieure?

Chacun d'entre nous aspire à une sorte de bien-être, une sérénité provenant de la capacité d'être soi- même. Cette liberté d'être nous manque souvent, même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l'épreuve dans nos relations avec les autres. C'est très souvent le contraire que nous éprouvons: nous vivons des impasses, nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et nous demeurons prisonniers dans les mêmes nœuds.
Voyons d'abord d'une manière générale en quoi consiste la conquête de sa liberté.
Je suis libre lorsque... 
... je suis capable de te dire que je t'aime et que ton amour est crucial pour moi 
... je peux risquer d'être ridicule pour faire ce qui me plaît ... 
... j'ose montrer que je ne suis pas sûre de moi 
... je suis capable de te demander de t'occuper de moi quand j'en ai besoin 
... je suis capable d'avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi 
... je supporte facilement la critique 
... je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant 
... je prends le risque de demander des critiques 
.. je suis prête à t'avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments 
Je ne suis pas libre lorsque... 
... j'attends anxieusement que tu m'aimes
... je renonce à m'exprimer par peur du ridicule
... je bégaie par manque d'assurance
... je te manipule pour que tu t'occupes de moi
... je te cache combien tu me séduis
... je croule sous la critique
... je me haïs de rougir en m'exprimant
... j'ai besoin qu'on m'approuve mais je n'ose pas le demander
... je cherche à capter l'attention en faisant mine de rien
... je considère mes besoins affectifs comme infantiles
... je m'excuse lorsque tu n'aimes pas ce que je ressens

C'est une indépendance intérieure. C'est celle qui me permet d'oser être moi-même, en tout temps, avec toutes les personnes qui ont de l'importance à mes yeux.
C'est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir pour le faire ou de nier l'affection et l'estime que j'ai pour eux.
Le plus souvent, ce renoncement s'accompagne d'une distance et d'un refroidissement des sentiments. On abandonne parce qu'on ne sait plus quoi faire, mais le besoin de se vivre librement demeure et le retrait nous laisse triste, sinon amer.
Par Michelle Larivey Psychologue
Sao Doyen

jeudi 26 novembre 2015

PAROLES D'EXPERT – INTERVIEW DE Maria Sao DOYEN, THÉRAPEUTE

Nous donnons régulièrement la parole à un intervenant ayant une expertise dans l’un des domaines ACTIVITÉ couvert par notre association.

Ce mois-ci nous avons le plaisir de vous présenter Maria Sao Doyen !

Bonjour Maria. Tout d’abord, merci pour votre disponibilité.
Je vous en prie Stéphane, c’est réel un plaisir

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer en quoi consiste votre métier ?
Je m’appelle Maria Sao Doyen, je suis thérapeute à Taverny dans le Val d’Oise. « Je suis thérapeute », cela veut dire que j’utilise des techniques ou des outils qui permettent d’améliorer l’état psychique, émotionnel et/ou physique des personnes en souffrance. Ces techniques sont la Sophrologie (qui cherche l’harmonie et donc l’apaisement du corps et de l’esprit), l’hypnose clinique (qui n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle), et qui à travers une modification de l’état de conscience de l’individu, permet un dialogue avec son inconscient. Ce dialogue va permettre de réparer des croyances erronées, des visions du monde handicapantes, une vision de soi qui enchaîne, qui freine le développement etc), l’EFT ou « tapping » qui à travers l’activation de certains points d’acupuncture va permettre d’envoyer des messages au cerveau. Ces messages qui respectent une structure de phrase particulière œuvrent en faveur de la libération des émotions. J’initie également les personnes à la méditation Zazen à laquelle j’ai moi-même été initiée et que je pratique depuis trente ans. Ma pratique de l’assistance aux personnes a commencé en 2000 auprès des femmes immigrées à Gennevilliers, au sein de l’association « Femmes Relais »; cela fait donc 15 ans que j’exerce.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’exercer votre métier ?
Je suis issue d’une lignée de thérapeutes. ma grand-mère était guérisseuse, mes tantes et cousines sont infirmières, cadres hospitaliers, sages femmes etc. La thérapie a toujours fait partie de mon environnement, j’ai été élevée par ma grand-mère et toute la journée, je voyais des gens défiler dans la maison pour différentes raisons. Mais le déclic est venu lorsque je suis devenue travailleuse social bénévole pour les Restos du cœur. pendant huit ans, j’ai fait de l’assistance aux gens de la rue. Je me suis intéressée de près à l’humain, j’ai voulu comprendre ce qui poussait ainsi certaines personnes dans la rue, dans la désespérance. J’ai décidé de reprendre mes études et me suis sophrologie-bio-ozoneréinscrite à la Fac. J’ai commencé par me former à la« psychopathologie de la petite enfance et adolescence ».

Qu’est-ce que votre métier vous a apporté d’un point de vue personnel ?
C’est un métier humainement gratifiant. La thérapie est une alliance passée entre deux personnes, le thérapeute et le « patient » (qui n’est pas forcément malade d’ailleurs). Alliance, cela veut dire collaboration honnête et sincère. Tout ce contre quoi notre société nous construit hélas. C’est tout le contraire de l’individualisme.
Je m’engage à donner à la personne ce que je sais et mon expérience pour qu’elle aille mieux. En contrepartie, elle s’engage à « travailler » c’est à dire à faire les exercices que je lui donne. Si la personne respecte son engagement elle cesse progressivement de souffrir, se découvre, s’accepte, commence à s’aimer et revit peu à peu. Pour ma part, je cherche l’exercice le mieux adapté à la difficulté, et souvent en cherchant je découvre d’autres techniques, d’autres pratiques, d’autres croyances qui me font grandir un peu plus.

Avez-vous ressenti certaines obligations, contraintes ou difficultés lorsque vous avez débuté votre métier ? Si oui, lesquelles ?
Oui, bien sûr. Lorsqu’on embrasse le métier de thérapeute on s’expose à rencontrer face à soi sa propre enfance, ses propres souffrances. C’est pour cela qu’une analyse approfondie est indispensable, mais cela ne suffit pas. Ainsi, j’ai été stagiaire pendant trois ans en Centre Médico-Psychologique de l’hôpital de Pontoise. A chaque fois qu’un enfant rentrait pour sa cure, c’était une lutte pour ne pas m’endormir. Pendant six mois c’était un véritable combat: l’enfant rentrait dans le cabinet et le sommeil me prenait, la séance se terminait et j’étais en pleine forme, ça veut tout dire … c’est ainsi.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux personnes qui souhaitent exercer votre métier ?
La question première est « pour quoi »? « Pour quoi je souhaite faire ce métier »? Si la réponse est: « parce que je veux aider les autres »… reposez-vous à nouveau la question. Ensuite et seulement ensuite, commencez par vous former. Michel Heller dit la chose suivante: « il faut utiliser tout ce qui est à notre portée (à notre portée) dès lors que cela permet d’aller mieux, de moins souffrir ». Ce principe permet d’échapper aux querelles de chapelle. La Sophrologie est aussi bien que la thérapie comportementale, que l’hypnose, que la Gestalt… toutes ont quelque chose à apporter à l’humain. Mais bien sur une fois instruit sur quelques-unes, il faut en choisir une ou un petit nombre sur lesquelles on se spécialisera. Une chose est sûre: à la base de toutes thérapies il y a la nécessité d’une psychanalyse, sans quoi on ne fait que faire disparaître le symptôme.

« J’APPRENDS, JE GRANDIS EN MÊME TEMPS QUE J’ACCOMPAGNE L’AUTRE DANS SON PROPRE DÉVELOPPEMENT »


Pourriez-vous nous dire quelles sont vos 2 sources de motivation principales, celles qui vous font le plus vibrer dans l’exercice de votre métier ?
J’apprends, je grandis en même temps que j’accompagne l’autre dans son propre développement. Je passe des heures à lire, à m’instruire car la sophrologie comme l’hypnose sont en constant développement. Pour accompagner l’autre dans son développement, je dois être consciente de ce qui se passe pendant la cure, en lui, en moi, cela m’impose l’attention donc l’amour. Devenir conscient de manière constante est un travail de chaque instant, difficile, pénible et la vie nous rappelle à l’ordre à chaque instant.

Avez-vous envisagé ou envisagez-vous d’arrêter de pratiquer votre métier ?
Tout est impermanence. C’est la seule chose qui ne change jamais. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. J’essaierai d’accepter au mieux ce que la vie m’apportera.

Quelle est l’anecdote la plus marquante, l’ expérience la plus extraordinaire que vous ayez vécue à travers la pratique de ce métier ?
Un jeune homme est venu me voir car depuis l’âge de cinq ans jusqu’à ses dix-huit ans il a perdu régulièrement un membre de  sa famille. Son père à cinq ans d’un accident cardiaque, sa mère à sept ans d’un accident de voiture, sa tante qui l’avait pris en charge à onze ans d’un cancer, recueillit par sa grand-mère, il la perd à dix-huit ans. Il me dit: « j’ai hérité de tous les membres de ma famille mais je suis seul, » je suis amoureux, mais si je sors avec elle, elle mourra ».
Changer cette croyance a été une véritable gageure.
sophrologie-bio-ozone1Souhaitez vous rajouter quelque chose ? Ou transmettre un message particulier à nos lecteurs ?
Oui. Que l’on soit en thérapie, en développement personnel, en quête d’éveil il y a une question essentielle à laquelle tout individu doit se soumettre. « Qui je suis? » (Ramana Maharshi).
C’est le début de toute thérapie. La réponse vient du processus d’apprentissage sans lequel il n’y pas de sérénité. Parfois les rencontres nous y aident.
Il faut croire aux rencontres. A l’un des moments les plus sombres de mon existence, j’ai rencontré quelqu’un qui m’a donné la main.
Une personne, une rencontre a été essentielle et déterminante dans mon parcours: celle de Madame Anne Auber, psychologue, psychanalyste, professeur d’université émérite. Elle a cru en moi et en mon désir de devenir psychothérapeute. « Vous voulez devenir psychothérapeute, je vais vous aider », et elle l’a fait.
Maria, je vous remercie pour ce moment et je vous dis à très bientôt pour le prochain évènement Bio-ozone dont nous reparlerons ici même …
Oui. A tout bientôt, et merci.



Interview réalisée par Stéphane Triquet pour Bio-Ozone

dimanche 22 novembre 2015

Un cours en miracles, un livre essentiel

Un livre essentiel pour qui souhaite cheminer sur sa propre voie. La trouver, l'accepter, l'emprunter rempli d'espoir et d’optimisme.
Belle journée à vous




L'écoute de ce livre audio vaut le détour


C'est un peu ésotérique au début, mais après une dizaine de minutes vous découvrirez un livre-outil qui donne de l'espoir et permet de rester centré sur l'essentiel; vos objectifs. Il est rempli d'exercices pratiques et le tout se termine par une méditation "supra" relaxante.
Bonne journée

mardi 17 novembre 2015

Ne nous contentons pas d'exister, il nous faut vivre

Malgré la peine et la douleur offrons notre énergie à la joie d être en vie. Pleurons nos morts et réjouissons-nous des baisers que nous donnerons demain encore à ceux qui sont en vie, à ceux que nous aimons et que nous aimerons.


jeudi 12 novembre 2015

Notre attention est énergie




L’énergie crée de la réalité.
C'est moi
Ce matin, je vous propose une expérience, elle vous prendra cinq minutes. (Vous les valez bien! :))
Installez-vous confortablement sur un fauteuil, canapé...
Faites une grande inspiration en déployant votre ventre, expirez calmement en continu.
Fixez votre attention sur votre main gauche, la paume de votre main gauche, le bout de vos doigts, jusqu'à ce que vous commenciez à sentir des fourmillements, des picotements, de la chaleur ou toute autre manifestation.
Changez alors de main et fixez toute votre attention sur la main droite. recommencez et laissez venir les picotements, fourmillements, chaleur...
Plus vous portez attention à ces fourmillements et plus ils deviendront importants.
Faites à nouveau une grande inspiration, bloquez-la un instant et expirez longuement, doucement, en étant entièrement centré sur le soulagement que vous procure l'expiration. Concentrez votre attention sur le bonheur d'expirer.
Constatez alors que lorsque vous êtes centré sur votre main gauche, la droite n'existe plus, lorsque vous êtes centré sur la droite la gauche n'existe plus et lorsque vous êtes centré sur le bonheur d'expirer, tout le reste disparaît.
Si vous portez votre attention sur les malheurs de votre vie, tout le bonheur disparaît. Aussi difficile que cela soit au départ, insistez. Centrez votre attention sur le choses belles de votre vie et elles deviendront encore plus belles.
Bonne journée


jeudi 5 novembre 2015

Qui suis-je?


"Qui suis-je?" S'est un jour demandé Ramana Maharshi
Sommes-nous, notre nom? Sommes-nous notre situation sociale? Sommes-nous nos titres honorifiques? Sommes-nous nos avoirs ou nos savoirs?
Et si un jour nous perdions tout cela, serions-nous encore quelqu'un?

Conscience.
Ramana Maharshi a dit: "Je suis conscience" et rien d'autre, et cela est tout.

mardi 3 novembre 2015

D'où vient la "confiance en soi" des Africains


Les femmes africaines traditionnelles gardent longtemps leurs bébés collés à leurs corps. Au travail comme à la maison  les petits restent près du corps de leurs mères, entendent leur cœur, leur respiration, leur voix tout au long de la journée.
C'est une prolongation du séjour intra-utérin et c'est extrêmement rassurant pour l'enfant. Ainsi, la "naissance", la séparation, est un acte progressif. Ceci procure aux enfants une grande sérénité et une "confiance en soi" profonde que peu d'événements de la vie ébranle. 
Une source d'inspiration...