lundi 25 mai 2015

".Chaque jour augmente son pouvoir incorruptible
Et c'est par elle que je ressusciterai d'entre les morts.
Sur nous autres le Temps n'a pas de prise,
Qui ne soignons que l'invisible beauté de l'âme,
Car cette braise entretient le feu de l'oiseau Phénix ".

"Chaque minute, je dois me tenir à l'extrémité de moi-même et me brûler pour renaître".
J.Cocteau

lundi 11 mai 2015

Comment gérer ses émotions


séance de spychothérapie

Que faire lorsque les émotions négatives nous envahissent ?


Qui n’a pas été le jeu de ses émotions, des émotions qui, soit nous tourmentent, soit nous emportent dans un jeu de réactions parfois destructrices ou autodestructrices. Comment faire pour ne plus être la victime de ses émotions négatives ? Quelle démarche, quel « truc », quelle attitude peut-on appliquer pour ne plus être tourmenté ou emporté ? Comment faire pour gérer ses émotions ?
Maîtriser ou gérer ses émotions
La plupart des gens tentent vainement de contrôler leurs émotions en les refoulant. Cette attitude est bien sûr perdue d’avance et crée davantage de perturbations qu’elle n’apporte de solutions.
Comment gérer ses émotionsQui n’a pas soudain été envahi par une colère montante contre laquelle rien ne semblait pouvoir s’opposer et se laisser ipso facto emporter dans un flot de réactions plus ou moins violentes, parfois destructrices et presque toujours inappropriées. En effet, quel résultat avons nous obtenu alors ? Si ce n’est le constat d’une désolation dans notre rapport à l’autre ou aux autres. Une personne nous intimide et nous sentons aussi monter la peur ou l’anxiété, des émotions à nouveau qui nous feront perdre nos moyens. Comment préserver alors notre sérénité et notre calme devant ces situations qui d’ordinaire réveillent de violentes perturbations au sein de notre esprit sans pour autant les bloquer. Comment faire concrètement pour gérer ses émotions sans se laisser emporter ?
Nous avons, en effet, l’habitude de refouler tout ce qui n’est pas en rapport avec l’image que nous nous efforçons de donner de nous-mêmes, seulement c’est sans compter avec la force et la dynamique de notre inconscient qui tôt ou tard, sous une forme ou une autre se manifestera.
Tout nous rappelle quelque chose, même si nous l’avons oublié. Notre rapport au monde n’est pas neutre, et nos réactions sont directement reliées à notre histoire, qui, si nous ne l’avons pas complètement acceptée, se recrée à chaque événement en rapport avec notre vécu personnel.
Notre réaction est directement déterminée par l’appréciation plus ou moins consciente que nous avons des circonstances auxquelles nous sommes confrontées. Autrement dit, vouloir contrôler une émotion est parfaitement vain, et nous allons voir que pour réellement les maîtriser il faut être surtout capable de se laisser traverser par elle. Cela nécessite une certaine compréhension des mécanismes de l’esprit, mais surtout une totale honnêteté envers soi et un peu de courage.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

comment contrôler ses peurs
Que faire quand la peur ou le doute nous envahissent ?
C’est une énergie qui se crée au sein de notre esprit par la conjonction de différentes causes et conditions. Son intensité, sa force et son importance sont en rapport avec le vécu de chacun. Personne, face à des circonstances similaires, ne vivra les mêmes émotions, n’aura le même ressenti.
Nous pouvons aussi être parfaitement maître de nous-mêmes dans certaines circonstances et complètement démunis dans d’autres. Le rapport que nous entretenons avec le monde extérieur est inévitablement teinté par toutes les expériences bonnes ou mauvaises que nous avons vécues. C’est à travers notre histoire que nous nous sommes forgé une certaine idée de la vie, de nous-mêmes, des autres. Parfois, ce sont de véritables « noeuds » plus ou moins serrés qui se sont ainsi créés, et ce sont ces noeuds ou zones sensibles qui réveillent des émotions incontrôlables car derrière se cachent souvent des peurs plus ou moins profondes.
C’est donc en s’attaquant à la racine de la difficulté que l’on pourra se libérer de ses émotions négatives et nous allons voir comment.

Comment rester maître de soi malgré l’émotion ?

Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite parler en public. L’idée première ne lui fait pas forcément peur mais lorsqu’elle se retrouve face à un groupe, elle perd tous ses moyens, n’arrive plus à mettre un mot devant l’autre, ses pensées s’affolent, elle se sent complètement submergée par l’émotion qu’elle n’arrive plus à écarter. Elle tente de toutes ses forces de ne pas se laisser contrôler par l’émotion, malheureusement, plus elle se débat contre cet état d’être, plus elle a de la difficulté à rester calme. C’est au prix d’un effort surhumain qu’elle parvient tant bien que mal à dire ce qu’elle voulait dire. Seulement, le message n’est pas bien passé, ce qu’elle manifeste n’accompagne pas ce qu’elle voulait dire, pourtant elle connait parfaitement le sujet.
Une fois la pression retombée, elle est épuisée, se juge, se critique, pense qu’elle a été mauvaise, bref elle se dévalorise. C’est le genre de situation qui peut entraîner une perte d’estime de soi.
Situation similaire lors d’un un examen, un entretien d’embauche ou face à un examinateur ou bien encore dans une compétition sportive ; le manque de contrôle des émotions nous limite considérablement dans nos possibilités. Pourtant, l’émotion pourrait nous être tellement utile parce qu’elle donne de la vie à nos échanges, colore nos discours, élève notre créativité et notre âme.
Mais alors que faire pour gérer ses émotions ?
L’erreur à ne pas commettre est de considérer ses émotions comme des ennemis et ainsi entrer en lutte contres elles. Comme nous l’avons vu, c’est peine perdue.
Il convient plutôt de les considérer comme un cheval fougueux qui ne demande qu’à être apprivoisé pour devenir notre ami. L’émotion est une énergie, et comme toute énergie, pour être constructive et utile, a besoin d’être canalisée. C’est pourquoi nous devons bien faire la distinction entre «  gérer ses émotions » et les contrôler.

Une méthode très utile pour gérer ses émotions

La relaxation autoconcentrative

De quoi s’agit-il ?
A la différence de la plupart des techniques de relaxation, la relaxation autoconcentrative ne se limite pas à apporter un état de détente, certes bénéfique ; elle apporte, en plus, une clef indispensable à la maîtrise de soi et de ses capacités personnelles ; la concentration intérieure ou « attention focalisée ».
Comment retrouver joie de vivreLes orientaux considèrent la concentration intérieure comme étant la clef de voûte de tout l’édifice du psychisme humain. En effet, elle donne un accès direct à nos ressources subconscientes et inconscientes, un accès que nous n’avons pas en état vigil ordinaire. En effet, notre perception habituelle du monde ne nous donne qu’une vision en surface, au niveau des apparences grossières. Autrement dit, nous ne percevons que la forme et non le fond, la vraie nature de ce que nous voyons. Le développement de la concentration va en plus nous donner la stabilité et le recul indispensable pour gérer nos émotions. Nous continuerons bien sûr à avoir des émotions, mais nous pourrons acquérir progressivement une saine distance qui nous permettra de nous laisser littéralement traverser par ce flot d’énergie montante sans pour autant en être esclave. Au contraire, en devenant capables de rester tranquilles lorsque l’émotion nous traverse, nous pouvons être en même temps capable de percevoir comment elle se crée au sein de notre esprit.
C’est ainsi que, progressivement, nous parvenons à en réduire l’intensité et à canaliser sa force et son énergie. Naturellement, cela nécessite un certain entraînement qui, par sa régularité, va induire en nous de nouveaux réflexes salutaires.

Que faire lorsque les émotions semblent trop fortes ?
Il peut arriver, chez certaines personnes, que l’émotion prenne une telle intensité qu’elles ont alors le sentiment de ne plus rien contrôler. Dans ce cas, pas de panique, il existe quelques « remèdes » utiles.

La respiration

Allongez-vous et respirez profondément et calmement tout en vous laissant traverser par l’émotion. N’essayez pas de la chasser ou de la contrôler, si vous n’intervenez pas, elle va s’arrêter d’elle-même. Quoi qui s’élève à la conscience, laissez-le se manifester et disparaître tout seul. Peu importe que cela soit sombre ou pas, il faut juste laisser la vague vous traverser. Il est possible qu’après coup vous vous sentiez très fatigué, c’est normal puisque le système nerveux a été très sollicité.

Allez marcher

Vous ne parvenez pas à évacuer ? Faites de l’exercice et surtout de la marche. Pourquoi une préférence pour la marche ? Parce qu’elle ne vous excitera pas, vous pouvez marcher, même vite, sans vous laisser emporter par le mouvement, en restant présent à vous-même.

Pratiquez l’autosuggestion

Elle doit être utilisée avec intelligence car il ne s’agit surtout pas de masquer les émotions mais d’établir un dialogue avec soi-même. Imaginez un instant une personne dans la même situation que vous : quel genre de paroles aurait-elle besoin pour traverser cette émotion, que lui diriez-vous ? Faites la même chose avec vous-même. Parlez-vous à vous-même comme vous parleriez à un ami.

Anticipez vos émotions

apprendre la gestion des émotionsDe la même façon que vous vous préparez à une situation à venir, vous pouvez aussi vous préparer à cet « événement mental ». Grâce à la visualisation, vous pouvez voir par avance quelle attitude adopter lorsqu’une émotion se manifestera. C’est bien connu, la meilleure façon de gérer un stress est de l’anticiper ; il en est de même pour une émotion. Alors, au lieu de redouter vos propres émotions affrontez-les !

Utilisez vos expériences passées pour vous libérer

Lorsque vous avez vécu une émotion forte, voire violente, plutôt que d’essayer d’oublier l’événement en question, regardez ce qui s’est réellement passé. Comment êtes-vous entré si facilement dans cette colère, comment la jalousie vous a pris par le bras, comment l’angoisse ou l’anxiété vous ont submergé ? Là aussi, utilisez la visualisation et surtout l’imagerie mentale. Repassez le film de la situation ; si vous avez développé suffisamment votre concentration intérieure, il vous sera plus aisé de regarder cette « scène » avec recul et détachement et de mieux comprendre ce qui vous est arrivé et donc de vous en libérer.

Développer la confiance en soi
La confiance en soi est le pilier sur lequel repose la réussite d’une vie. Quoi que vous vouliez réaliser, vous avez besoin d’une certaine dose de confiance en vous-même. Le manque de confiance en soi est particulièrement pénalisant et il est souvent à l’origine des émotions que nous vivons. En effet, une personne qui en souffre se blessera plus facilement avec une remarque faites à son encontre, elle sera plus volontiers submergée par l’émotion lorsqu’elle sera confrontée à une situation adverse. La confiance en soi est également nécessaire pour garder son sang froid lorsque des émotions violentes nous traversent. Il convient donc d’acquérir confiance en soi et estime de soi.

Se libérer des émotions en allant à la racine

Ce n’est pas l’émotion qui représente un obstacle mais notre incapacité à la maîtriser. Une émotion n’est en soi ni bonne ni mauvaise, c’est ce qu’elle « transporte » avec qu’elle qui crée la souffrance. Elle ne se réveille pas, en effet, par hasard.
Comme nous en avons parlé plus haut, l’émotion trouve sa source dans notre perception plus ou moins consciente de la réalité. Si nous voulons réellement pacifier nos émotions, c’est à la racine de la difficulté que nous devons aller.
Pour cela, nous pouvons au moment même où l’émotion s’élève percevoir le scénario mental auquel elle est rattachée. Mais pour cela, nous avons besoin d’un entraînement préalable qui nous permettra de « rester là » lorsque l’émotion se manifestera à la conscience (voir article sur le développement personnel).
joie, bonheur, émotion positiveLa méditation, la concentration intérieure, la vigilance seront les moyens par lesquels nous nous enracinerons solidement dans l’instant. Cette démarche nous permettra déjà de regarder les circonstances sous d’autres angles en nous apportant une vue détachée de toute projection mentale.
Il importe de garder à l’esprit que la gestion des émotions est une tâche de chaque instant. Le pratiquant averti sait qu’un manque de vigilance peut lui faire perdre les bénéfices de mois d’efforts. Nos tendances, même si nous sommes parvenus à les maîtriser, sont comme les fumeroles d’un vieil incendie prêt à s’embraser à nouveau.
Mais quelle joie et quel bonheur lorsque nous sommes enfin parvenus à « chevaucher » nos émotions car elles peuvent nous transporter vers les plus hauts sommets de notre accomplissement personnel.

lundi 13 avril 2015

Qu'est-ce qu'un égrégore ?

Nous connaissons l'inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l'égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d'agir sur nous...
 Par Lucile de La Reberdiere
© Stephen Criscolo
Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l'on partage avec d'autres un projet passionnant ou un moment fort. L'activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l'impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d'une émotion mutuelle et sans même s'en rendre compte, nous connectons nos sources d'énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d'onde. La tension est alors assez haute pour qu'émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d'un individu exerce une force sur celui de l'autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n'est pas que la résultante passive d'un instinct grégaire. 

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l'égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l'échelle individuelle par exemple, nous savons qu'une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l'alimenterons par nos croyances. De la même manière, l'égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d'énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l'égrégore se renforce jusqu'à influencer leurs existences. 


Une connexion héritée


« Dès lors qu'au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d'autres traverseront les siècles : une histoire d'amour peut durer quelques jours, l'égrégore de l'église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L'auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d'amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n'ait de réelle incidence sur leur psyché. 

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l'égo. L'individu se doit d'adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C'est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L'égrégore s'appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c'est justement l'être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d'une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l'étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes. 

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s'efforcent d'unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d'équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d'associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains. 


Tout est égrégore


« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu'il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille... Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu'un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l'égrégore des gens qui aspirent à s'isoler sur une île déserte », plaisante l'auteur. Parfois trop forte, l'empreinte peut néanmoins donner cette impression d'être englué dans l'existence d'un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur,il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d'un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n'y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu'exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté. 

Mais quitter un égrégore n'est jamais que l'occasion d'en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d'inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c'est l'archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l'enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l'égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l'égrégore de son pays et de l'histoire de son pays. Il inhale une quantité d'énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu'il va faire sienne. « L'égrégore est la contre-partie psychique d'un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C'est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l'égrégore. Nul besoin donc d'être physiquement ensemble ; l'égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres. 

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l'égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l'égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d'accès vers l'énergie universelle. Mais aujourd'hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s'emparer du phénomène. 


Aura universelle


Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L'initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l'existence d'une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d'un cobaye. Après en avoir éprouvé l'efficacité sur une seule personne à la fois, l'appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L'appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s'asseoir et de méditer ensemble, l'appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l'effet d'une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d'autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l'Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l'échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu'en Chine une variation du champ psychique. 

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l'encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu'un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L'informaticien Pierre Macias héberge l'un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s'éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d'un grand nombre de gens. Le jour de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation ''par hasard'' fut de l'ordre de 1 pour 1 million... Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d'importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd'hui. Ces résultats montrent à l'évidence que le monde physique et le monde de l'esprit humain sont liés d'une relation encore inconnue 

dimanche 29 mars 2015

Questions à Erickson sur l'hypnose


Quel est l'intérêt de l'hypnose en psychothérapie ?
L'hypnose offre tant au patient qu'au thérapeute un accès aisé à l'esprit inconscient du patient. Elle permet de s'occuper directement de ces forces inconscientes qui sont sous-jacentes aux perturbations de la personnalité, et elle autorise l'identification de ces éléments de l'expérience de vie d'un individu qui ont de l'importance pour la personnalité et auxquels on doit accorder toute l'attention requise si l'on souhaite obtenir des résultats thérapeutiques. Seule l'hypnose peut donner un accès aisé, rapide et large à l'inconscient, inconscient que l'histoire de la psychothérapie a montré être d'une telle importance dans le traitement des désordres aigus de la personnalité.
Milton Erickson
Est-ce que l'hypnose est dangereuse ?
En trente ans de travail clinique et expérimental avec l'hypnose, je n'ai pas été capable de découvrir le moindre effet nocif et aucun collègue ayant une expérience étendue de l'hypnose n'a pu m'en rapporter. Je sais bien que des gens n'ayant que peu d'expérience en hypnose, ou même pas du tout, vont prendre plaisir à raconter toutes sortes de légendes à propos de la nocivité de l'hypnose, parfois même en croyant eux-même à ces légendes. Et je sais bien que des gens stupides ou sans formation utilisent parfois l'hypnose à tort, mais tout mal qui en résulte ne vient pas de l'hypnose mais du comportement erroné et mal dirigé associé à l'hypnose.
Milton Erickson
Peut on être manipulé ?
La relation entre l'hypnotiste et le sujet repose uniquement sur la coopération volontaire, et nul ne peut être hypnotisé contre sa volonté ou sans sa coopération.

La personne hypnotisée demeure la même personne.[...] L'hypnose ne change pas les gens pas plus qu'elle n'altère les expériences qu'ils ont vécues dans le passé.
Milton Erickson
Peut on rester bloqué en transe ?
Aucun sujet ne peut être maintenu en état de transe pour un temps déraisonnable sans sa complète coopération, et lorsque l'hypnotiste, pour une raison ou pour une autre, quitte la situation hypnotique, cela interrompt la coopération interpersonnelle nécessaire à la poursuite de la transe. Ainsi, aucun sujet ne peut être laissé accidentellement ou délibérément en transe pour un temps indéfini.
Milton Erickson
Qui peut être hypnotisé ?
La réponse est simplement que toute personne normale et certaines personnes anormales peuvent être hypnotisées, à condition qu'il y ait une motivation suffisante.
Les meilleurs sujets sont des gens normaux, très intelligents; les faibles d'esprit et les psychotiques, comme beaucoup de psychonévrotiques, sont soit difficiles soit impossibles à hypnotiser.
Milton Erickson

mardi 24 mars 2015

L’ACCEPTATION DE SOI



Comment peut-on s’accepter au milieu des messages et des critiques de la société et trouver l’amour de soi simplement tel que l’on est ?


La clé de cette question réside dans votre relation avec vous-mêmes. C’est en fait la clé de tout. Vous êtes appelés à réviser votre relation avec vous-mêmes.
Vous êtes appelés à reconquérir une manière de voir le monde basée sur l’amour de soi, au lieu de vous observer à partir d’un point de vue extérieur imaginé et de vous évaluer de l’extérieur.
La façon dont votre relation à la beauté physique a évolué — en particulier dans certaines parties du monde occidental, mais en réalité cela existe à un certain niveau dans l’ensemble de la société — est basée sur la conscience-de-soi. Et la conscience-de-soi est quelque chose qui se développe naturellement au cours du développement de l’enfant.
Le développement psychologique naturel d’un enfant comporte une période au cours de laquelle il ne peut saisir la perspective d’une autre personne. Avant d’atteindre l’âge de la conscience-de-soi, les enfants voient le monde à partir de leurs propres yeux. Il ne leur apparaît pas encore que d’autres personnes voient les choses différemment d’eux car il ne réalisent pas complètement que les autres sont entièrement séparés d’eux.
En grandissant, les enfants évoluent et finissent par reconnaître la séparation qui existe entre eux et les autres, au moins dans la forme humaine. Puis à un certain point en cours de route il apparaît à l’enfant que les autres ont une perspective différente de la leur. Cela plante la graine de la conscience-de-soi et après un certain temps — pour autant que l’enfant se développe de manière saine — l’enfant se rend compte que d’autres personnes peuvent le voir, qu’une personne présente dans la même pièce peut le regarder et le voir d’une manière à laquelle il n’avait jamais pensé auparavant.
L’enfant se rend alors compte qu’il est surveillé, ce qui constitue une partie utile et saine de son développement. Mais avec les messages de la société qui comportent beaucoup de critiques, de jugement et de normes sociales sur ce à quoi vous devriez ressembler, sur la manière dont vous devriez agir, ou sur ce que vous devriez ressentir, ce point de vue extérieur devient une incarnation de la critique de la société.
Quand un enfant considère le point de vue des autres, il prend globalement la critique qu’il a déjà rencontrée dans la société et la voit dans la perspective qu’il prête en imagination à quelqu’un d’autre.
Par exemple, si on a dit à un enfant que pour être gentil il doit être calme, quand cet enfant développe la conscience de soi et se rend compte qu’une autre personne est en train de le regarder, il s’imagine que l’autre personne le juge en fonction de son calme pour savoir s’il est gentil. Il n’est pas intrinsèquement vrai qu’un enfant gentil soit un enfant calme, et il n’est pas toujours vrai qu’une personne donnée soit en train de juger cet enfant. Mais l’enfant recueille ces messages, les amalgame et développe un point de vue imaginaire qui lui est extérieur.
Ce point de vue externe imaginé, ce qu’il imagine que d’autres personnes voient en lui, devient un moyen par lequel cet enfant s’auto-discipline. Tous les messages rencontrés qui lui disent ce qu’il devrait être se transforment en un sentiment que quelqu’un est toujours en train de l’observer et de le juger. Par conséquent, l’enfant commence à avoir l’impression que sa valeur dépend de la façon dont les autres pourraient le voir et de ce qu’ils pourraient penser de lui. C’est ainsi que vous commencez à perdre votre sens de soi et à vous perdre dans la recherche d’une validation externe de votre valeur, ainsi que pour vous connaître vous-mêmes.
Lorsque vous vous retrouvez à l’âge adulte en vous sentant obligés d’adopter une certaine allure conforme aux normes sociétales, vous vous êtes tellement perdus dans cette perspective qui vous est extérieure qu’il vous est difficile de parvenir à votre lieu d’amour intérieur. Il y a tant de pas à faire pour revenir à vous, pour revenir à la maison, que vous ne pouvez pas vraiment retrouver votre chemin.
Soyez doux avec vous-mêmes en ceci. Cette perspective externalisée, ce genre de conscience de soi, sont très soigneusement orchestrés par différentes sociétés dans le but d’amener les citoyens à se comporter de certaines manières. Vous n’avez pas affaire à quelque chose de simple ici, vous avez affaire à un mécanisme qui a été mis en place dans les sociétés à travers le monde depuis des centaines, sinon des milliers, de générations pour vous amener à vous sentir mal et à vous comporter en conséquence.
Ce n’est pas un mince exploit de vous heurter à ceci dans votre esprit et votre cœur, et cependant la réponse reste relativement simple.
Vous devez commencer à voir le monde à partir de vos propres yeux et cesser d’imaginer comment le monde vous voit.
Un premier pas en ce sens consiste à commencer à former votre esprit à penser différemment au sujet de chaque situation dans laquelle vous vous retrouvez. Vous devrez peut-être commencer par le faire une fois par jour et vous finirez par le faire tout le temps. La façon de commencer est de planifier un événement auquel vous allez participer — un cours, une réunion, un déjeuner avec un ami — n’importe quoi.
Planifiez un événement où vous allez pratiquer cela. Décidez à l’avance afin de pouvoir être préparés. Lorsque vous arrivez à cet événement, avant d’entrer, décidez que chaque fois que vous vous demandez comment les gens vous voient ou chaque fois qu’il se trouve que tout le monde vous regarde, vous allez prendre une grande respiration, essayer d’ignorer cette pensée et vous concentrer immédiatement sur ce que vous voyez. Vous allez vous poser la question « Qu’est-ce que je vois maintenant ? Que suis-je en train de remarquer maintenant ? »
Regardez autour de vous et voyez tout à partir de votre propre point de vue. Ne laissez pas votre esprit s’occuper de ce que vous imaginez que les autres voient. Continuez à vous demander « Qu’est-ce que je vois ? Quels vêtements porte mon ami ? Quelles sont les couleurs de la pièce ? Est-elle chaude ou froide ? Les gens semblent-ils heureux ou tristes ? »
Continuez simplement à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit afin de continuer à regarder les événements qui vous entourent à partir de votre propre point de vue.

dimanche 22 mars 2015

Aimer mon enfant intérieur

Pourquoi nous sommes attirés par ceux qui ne sont pas bien pour nous


Pourquoi nous sommes attirés par ceux qui ne sont pas bien pour nous. Je me suis toujours posé la question : « Pourquoi suis-je attirée par les gens qui ne sont pas bien pour moi ? »

pour nous (1)

Et la réponse est assez simple en fait : Parce que votre soi blessé joue un rôle d’attraction.

Maintenant que je sais que le terme « soi blessé » peut sembler un peu intense, laissez-moi donc vous expliquer. Nous avons tous « le petit soi » (ou le soi blessé, l’ego) et le « Soi spirituel » «(le soi supérieur, le soi adulte, ou l’âme).
Pourquoi nous sommes attirés par ceux qui ne sont pas bien pour nous : 
Le soi blessé est la partie de vous qui se sent incomplète. Il s’interroge sur votre valeur et votre importance : il ne se sent pas entier, ou il se sent en quelque sorte imparfait. Mon soi blessé est le « petit soi » qui se demande si je suis vraiment aimable.
D’autre part, nous avons aussi un Soi Spirituel. C’est votre soi supérieur, votre âme. C’est la partie de vous qui est liée à l’amour, la vérité, la sagesse et la paix intérieure. Votre Soi Spirituel, sait, sans aucun doute, à quel point vous êtes aimable et précieux. De bien des manières, c’est le contraire de l’ego.
À un moment donné, nous fonctionnons à partir de l’un de ces deux soi. Malheureusement, nous sommes nombreux à fonctionner à partir de l’ego la plupart du temps. Voilà pourquoi nous croyons que nous sommes insignifiants et impuissants d’une certaine façon, et nous essayons de combler ce manque.
L’ego cherche des choses à l’extérieur pour trouver la validation et la réalisation. Il croit qu’une fois qu’il aura plus (d’argent, un meilleur partenaire, un meilleur emploi, une maison plus belle , plus de vacances, etc…), il sera enfin heureux.
Mais, il n’est jamais heureux. Du moins, pas pour longtemps. Parce que la nature même de l’ego est de se sentir incomplet. Par conséquent, lorsque vous vivez à travers le point de vue de votre ego, vous êtes destiné à avoir l’impression qu’il manque quelque chose. La vie à travers l’ego n’est pas très amusante.
Nous avons tous été déçus ou blessés par une relation dans le passé ; nous portons la mémoire de cette blessure à l’âge adulte (parfois inconsciemment). Si une blessure d’enfance est toujours en vous, vous allez attirer des gens qui vont mettre en évidence le même sentiment. Par exemple, si votre blessure est centrée autour d’un sentiment de rejet ou d’invisibilité, il est probable que vous ressentiez la même chose dans vos relations à l’âge adulte.
pour nous (3)
 Nous sommes attirés par ceux qui ne sont pas bien pour nous

Votre inconscient est programmé pour attirer des gens qui activent vos blessures.

C’est une partie frustrante du processus de croissance ! Mais pensez-y de cette façon : vous réactivez vos blessures pour pouvoir enfin les guérir. Nous ne pouvons pas guérir ce que nous ne ressentons pas ; nous ne pouvons pas guérir des choses dont nous n’avons pas conscience ! Le sentiment désagréable doit faire surface pour que vous puissiez grandir au-delà.
Rappelez-vous, votre Soi supérieur est la partie de vous qui connaît la vérité sur vous. Il sait que vous êtes digne, étonnant, capable, et puissant. À travers le Soi supérieur, vous êtes entier. Oui, vous êtes un humain imparfait avec des défauts ; mais vous êtes avant tout une âme.
Vous êtes beau.
Vous êtes important.
Vous êtes spécial.
Vous êtes amour.

C’est ce que le soi supérieur sait sur vous, et il veut que vous le sachiez aussi.

En vous identifiant avec votre soi supérieur (l’amour en vous), vous êtes beaucoup moins attiré par les personnes qui ne sont pas bien pour vous, voire plus du tout dans certains cas.
Vous réalisez soudainement que les personnes « mauvaises » étaient seulement des enseignants pour vous mettre dans le bon état d’esprit qui ne remet pas en cause votre valeur ou votre importance.
Votre soi supérieur veut que vous vous identifiez à lui ; il veut que soyez celui que vous êtes vraiment. Récupérez l’amour en vous, et vous guérirez vos relations de l’intérieur.

vendredi 20 mars 2015


Le bonheur est un choix, en voici la preuve scientifique

ublication: 
HAPPINESS JOY

BIEN-ETRE - Une des hypothèses courantes des recherches en psychologie est que nous aurions un seuil de bonheur qui prédétermine en grande partie notre bien-être général. Nous orbitons autour de ce seuil, nous sentant plus heureux lorsque quelque chose de positif survient dans notre vie, et l'inverse, pour retrouver notre équilibre par la suite.
Or, il se trouve que ce seuil peut, dans une certaine mesure, être recalibré. Bien que notre humeur et notre bien-être soient en partie déterminés par des facteurs génétiques et culturels, les experts s'entendent pour dire qu'environ 40% de notre bonheur dépend entièrement de nous-mêmes. De vastes pans de la recherche autour de la psychologie positive ont démontré que le bonheur est choix que nous pouvons tous faire. Comme l'a dit le psychologue William James, "une des plus grandes découvertes de notre temps, c'est que l'humain peut changer sa vie en changeant son attitude face à celle-ci".
Voici donc huit stratégies pour prendre votre bonheur en main
Essayez. Vous verrez!
Même un tout petit effort peu faire considérablement augmenter votre bonheur. Deux petites études expérimentales publiées cette année dans le Journal of Positive Psychology ont démontré que même de tout petits efforts pour être plus heureux amélioraient l'humeur et le bien-être global. Dans une de ces études, on a demandé à deux groupes d'étudiants d'écouter de la musique «joyeuse». On a ensuite demandé à un des deux groupes de faire des efforts conscients pour être plus heureux tandis qu'on a demandé à l'autre groupe de ne rien tenter activement pour améliorer leur humeur. Sans surprise, le groupe qui a fait des efforts conscients pour être plus heureux avait une humeur de loin plus positive après l'écoute de la musique en question.
Faites de votre bonheur votre priorité numéro un.
Les gens les plus heureux sont invariablement ceux qui font de leur bonheur un objectif de vie, selon le psychologue Tom G. Stevens, Ph.D., auteur du livre You Can Choose to Be Happy.
«Faites le choix de tirer profit de toutes les opportunités qui s'offrent à vous pour apprendre à être plus heureux, explique le docteur Stevens à WebMD. Par exemple, reprogrammez vos croyances et vos valeurs. Apprenez de bonnes stratégies d'autogestion, de bonnes techniques interpersonnelles et de bonnes habiletés professionnelles. Faites le choix de vous trouver dans des environnements et en compagnie de personnes qui peuvent contribuer positivement à votre bonheur. Les personnes qui sont les plus heureuses et qui s'épanouissent le plus sont celles qui mettent la vérité et leur croissance personnelle à l'avant-plan de leurs valeurs.»
Attardez-vous plus longuement sur tous les moments positifs de votre vie, même les plus petits.
coffee
Selon le neuropsychologue Rick Hanson, auteur du livre Hardwiring Happiness, nos cerveaux sont conçus pour détecter tout ce qu'il y a de négatif. Comme il le dit si bien, notre cerveau est comme une bande velcro pour les expériences négatives, et il est recouvert de téflon face aux expériences positives. Ce «biais négatif» fait en sorte que notre cerveau réagit intensément aux mauvaises nouvelles, comparativement à sa façon de réagir aux bonnes nouvelles. Un des effets pervers de ce «biais négatif» est de créer de mauvais souvenirs qui sont plus intenses que nos bons souvenirs, mais heureusement, nous pouvons toutefois intervenir consciemment sur ce dernier en prenant le temps de nous attarder sur les moments positifs dans notre vie, même les plus petits.
«Les gens ont tendance à ignorer la puissance cachée des expériences de la vie quotidienne, a confié Hanson au Huffington Post. Nous sommes bombardés d'opportunités de toutes sortes, 10 secondes par-ci, 20 secondes par-là, et il devient plus difficile de toutes les remarquer et apprendre de celles-ci. Les gens devraient apprendre à le faire plus souvent.»
Choisissez la pleine conscience.
Le secret du bonheur pourrait être aussi simple (et complexe) que de devenir plus conscient. Tout porte à croire que la méditation, une pratique à la portée de tout le monde, pour peu qu'ils aient la volonté de prendre quelques minutes pour faire taire leur esprit, est une excellente façon d'accroître son bonheur.
Professeur de psychologie à l'université du Wisconsin, Richard Davidson a démontré, grâce à ses recherches, que la pratique de la méditation permettrait vraisemblablement de transporter l'activité cérébrale du lobe frontal droit (qui est associé à la dépression, à l'anxiété et aux craintes) vers le lobe frontal gauche, qui a été associé aux sentiments de bonheur, d'excitation, de joie et de vivacité.
Créez votre propre bonheur: souriez!
success and motivation
Un des secrets d'une humeur plus positive serait tout simplement de sourire. Une étude réalisée en 2011 à la Michigan State University a démontré que les travailleurs qui souriaient plus parce qu'ils entretenaient des pensées positives étaient de meilleure humeur et étaient plus ouverts. Toutefois, le sourire forcé engendre, quant à lui, des humeurs plus négatives et l'introversion.

Soyez reconnaissants.
Il a été démontré scientifiquement que cultiver la reconnaissance permet d'accroître le bonheur, et vous pouvez parfaitement bien choisir d'être plus reconnaissants.
Les gens reconnaissants ont une plus grande propension à apprécier les petits bonheurs de la vie qui sont définis comme «les plaisirs de la vie qui sont à la portée de tous»
Cherchez le bonheur, trouvez le bonheur... et le succès.
Selon les conventions reçues, c'est la recherche du succès qui engendrerait le bonheur, mais les recherches sur le sujet ont plutôt démontré que c'est le contraire qui est vrai. La recherche du bonheur permet non seulement d'atteindre le bonheur, mais le succès également, selon Shawn Achor, auteur du livre The Happiness Advantagema.
Achor a passé 12 années à étudier le bonheur à l'université Harvard. Il a découvert qu'une attitude positive permettrait d'augmenter le bien-être global et les performances des travailleurs à plusieurs chapitres, tant en ce qui a trait à la productivité qu'à la créativité et l'implication.
«Les gens qui cultivent une mentalité positive sont mieux équipés pour faire face aux défis, expliquait Shawn Achor dans le Harvard Business Review, en 2012. C'est ce que j'appelle l'avantage du bonheur, et toutes les décisions professionnelles bénéficient d'un état d'esprit positif.»
Faites preuve de compassion
restoring balance
Vous voulez accroître la capacité de votre cerveau à être heureux? Méditez sur la compassion. Des scintigraphies cérébrales pratiquées sur le moine bouddhiste français Matthieu Ricard que lorsqu'il méditait sur l'amour de son prochain et la compassion, son cerveau produisait des ondes gamma qui «n'avaient jamais été observées auparavant». Ricard aurait la capacité pour le bonheur la plus développée jamais observée, et ce, grâce à la plasticité synaptique.
«La méditation, c'est n'est pas une simple sieste sous un manguier. Elle change complètement votre cerveau et, conséquemment, change complètement qui vous êtes», a un jour déclaré Ricard au New York Daily News.