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jeudi 10 septembre 2015

Le bonheur est un choix, en voici

la preuve scientifique

HAPPINESS JOY

BIEN-ETRE - Une des hypothèses courantes des recherches en psychologie est que nous aurions un seuil de bonheur qui prédétermine en grande partie notre bien-être général. Nous orbitons autour de ce seuil, nous sentant plus heureux lorsque quelque chose de positif survient dans notre vie, et l'inverse, pour retrouver notre équilibre par la suite.
Or, il se trouve que ce seuil peut, dans une certaine mesure, être recalibré. Bien que notre humeur et notre bien-être soient en partie déterminés par des facteurs génétiques et culturels, les experts s'entendent pour dire qu'environ 40% de notre bonheur dépend entièrement de nous-mêmes. De vastes pans de la recherche autour de la psychologie positive ont démontré que le bonheur est un choix que nous pouvons tous faire.

Comme l'a dit le psychologue William James, "une des plus grandes découvertes de notre temps, c'est que l'humain peut changer sa vie en changeant son attitude face à celle-ci".
Voici donc huit stratégies pour prendre votre bonheur en main
Essayez. Vous verrez!
Même un tout petit effort peu faire considérablement augmenter votre bonheur. Deux petites études expérimentales publiées cette année dans le Journal of Positive Psychology ont démontré que même de tout petits efforts pour être plus heureux amélioraient l'humeur et le bien-être global. Dans une de ces études, on a demandé à deux groupes d'étudiants d'écouter de la musique «joyeuse». On a ensuite demandé à un des deux groupes de faire des efforts conscients pour être plus heureux tandis qu'on a demandé à l'autre groupe de ne rien tenter activement pour améliorer leur humeur. Sans surprise, le groupe qui a fait des efforts conscients pour être plus heureux avait une humeur de loin plus positive après l'écoute de la musique en question.
Faites de votre bonheur votre priorité numéro un.
Les gens les plus heureux sont invariablement ceux qui font de leur bonheur un objectif de vie, selon le psychologue Tom G. Stevens, Ph.D., 
«Faites le choix de tirer profit de toutes les opportunités qui s'offrent à vous pour apprendre à être plus heureux. Par exemple, reprogrammez vos croyances et vos valeurs. Apprenez de bonnes stratégies d'autogestion, de bonnes techniques interpersonnelles et de bonnes habiletés professionnelles. Faites le choix de vous trouver dans des environnements et en compagnie de personnes qui peuvent contribuer positivement à votre bonheur. Les personnes qui sont les plus heureuses et qui s'épanouissent le plus sont celles qui mettent la vérité et leur croissance personnelle à l'avant-plan de leurs valeurs.»
Attardez-vous plus longuement sur tous les moments positifs de votre vie, même les plus petits.
coffee
Selon le neuropsychologue Rick Hanson,  nos cerveaux sont conçus pour détecter tout ce qu'il y a de négatif. Comme il le dit si bien, notre cerveau est comme une bande velcro pour les expériences négatives, et il est recouvert de téflon face aux expériences positives. Ce «biais négatif» fait en sorte que notre cerveau réagit intensément aux mauvaises nouvelles, comparativement à sa façon de réagir aux bonnes nouvelles. Un des effets pervers de ce «biais négatif» est de créer de mauvais souvenirs qui sont plus intenses que nos bons souvenirs, mais heureusement, nous pouvons toutefois intervenir consciemment sur ce dernier en prenant le temps de nous attarder sur les moments positifs dans notre vie, même les plus petits.
«Les gens ont tendance à ignorer la puissance cachée des expériences de la vie quotidienne, a confié Hanson au Huffington Post. Nous sommes bombardés d'opportunités de toutes sortes, 10 secondes par-ci, 20 secondes par-là, et il devient plus difficile de toutes les remarquer et apprendre de celles-ci. Les gens devraient apprendre à le faire plus souvent.»
Choisissez la pleine conscience.
Le secret du bonheur pourrait être aussi simple (et complexe) que de devenir plus conscient. Tout porte à croire que la méditation, une pratique à la portée de tout le monde, pour peu qu'ils aient la volonté de prendre quelques minutes pour faire taire leur esprit, est une excellente façon d'accroître son bonheur.
Professeur de psychologie à l'université du Wisconsin, Richard Davidson a démontré, grâce à ses recherches, que la pratique de la méditation permettrait vraisemblablement de transporter l'activité cérébrale du lobe frontal droit (qui est associé à la dépression, à l'anxiété et aux craintes) vers le lobe frontal gauche, qui a été associé aux sentiments de bonheur, d'excitation, de joie et de vivacité.

Créez votre propre bonheur: souriez!
success and motivation
Un des secrets d'une humeur plus positive serait tout simplement de sourire.
Toutefois, le sourire forcé engendre, quant à lui, des humeurs plus négatives et l'introversion.

Soyez reconnaissants.
Il a été démontré scientifiquement que cultiver la reconnaissance permet d'accroître le bonheur, et vous pouvez parfaitement bien choisir d'être plus reconnaissants.
Les gens reconnaissants ont une plus grande propension à apprécier les petits bonheurs de la vie qui sont définis comme «les plaisirs de la vie qui sont à la portée de tous»
Cherchez le bonheur, trouvez le bonheur... et le succès.
Selon les conventions reçues, c'est la recherche du succès qui engendrerait le bonheur, mais les recherches sur le sujet ont plutôt démontré que c'est le contraire qui est vrai. La recherche du bonheur permet non seulement d'atteindre le bonheur, mais le succès également.
«Les gens qui cultivent une mentalité positive sont mieux équipés pour faire face aux défis, expliquait Shawn Achor dans le Harvard Business Review, en 2012. C'est ce que j'appelle l'avantage du bonheur, et toutes les décisions professionnelles bénéficient d'un état d'esprit positif.»

Faites preuve de compassion
restoring balance
Vous voulez accroître la capacité de votre cerveau à être heureux?
Méditez sur la compassion. Ricard aurait la capacité pour le bonheur la plus développée jamais observée, et ce, grâce à la plasticité synaptique.
«La méditation, c'est n'est pas une simple sieste sous un manguier. Elle change complètement votre cerveau et, conséquemment, change complètement qui vous êtes

jeudi 2 juillet 2015

Les paroles humiliantes peuvent détruire des neurones chez les enfants"

La pédiatre Catherine Gueguen explique ce que la science a découvert sur le cerveau des enfants. Et en quoi ces travaux valident les principes de l'éducation bienveillante.

Pourquoi les nouvelles connaissances sur le cerveau devraient-elles changer la manière d'éduquer notre progéniture? 

Les chercheurs du XXIe siècle nous disent ce qui favorise le bon développement de l'enfant: une relation bienveillante, empathique, soutenante. Car cette attitude permet à son cerveau, très fragile, d'évoluer de façon optimale. Les liens affectifs influencent à la fois les capacités de mémoire, d'apprentissage, de réflexion, mais aussi les capacités relationnelles, les émotions, les sentiments. Ils modifient la sécrétion de molécules cérébrales, le développement des neurones. Ils modifient également la régulation du stress, et même la faculté d'agir de certains gènes. Le psychiatre John Bowlby, décédé en 1990, postulait déjà que le besoin d'attachement était vital pour l'enfant; les neurosciences l'ont confirmé ces dix dernières années. 
En quoi est-ce une révolution? 
La grande majorité des parents ont été élevés avec des menaces, sommés d'obéir sous la pression du fameux "Je compte jusqu'à trois: un, deux..." Alors ils banalisent cette forme de violence, sans imaginer qu'elle a des conséquences psychologiques mais aussi physiologiques. "Qu'est-ce que tu es maladroit!", "Tu es infernal!": ces paroles humiliantes, répétées, peuvent détruire des neurones dans des structures essentielles du cerveau. 
Pourtant, ces parents ont grandi à l'époque Dolto... 
Françoise Dolto a eu le mérite de demander aux adultes de considérer les enfants comme des personnes. Ce qu'elle ne pouvait pas savoir, à l'époque, c'est à quel point le cerveau d'un petit est immature. Son intellect est incapable de traiter les longs discours des adultes. Dolto a recommandé aux parents de s'expliquer sur leur attitude. Or leurs raisonnements ne sont pas à la portée des enfants. Ces paroles les angoissent au lieu de les rassurer. 
Qu'a-t-on appris, encore, en observant la manière dont fonctionne le cerveau des enfants? 
La science nous montre qu'il faut cesser de voir un comportement intentionnel dans les colères des tout-petits. Les "caprices", ça n'existe pas! On qualifie ces enfants de "tyrans", alors qu'ils ne sont simplement pas capables de gérer leurs émotions avant 5 ou 7 ans. L'une des grandes découvertes des neurosciences, c'est que le tout-petit ne peut pas s'apaiser seul. Quand un bambin de 18 mois se roule par terre, ce n'est pas pour manipuler ses parents, arriver à ses fins. Il vit une tempête émotionnelle qui le dépasse. Son père ou sa mère se disent "Il faut rester ferme!" comme s'ils étaient dans un rapport de force où il faudrait avoir le dessus. Or la question est tout autre. Il s'agit de se tenir aux côtés de l'enfant pour mettre des mots sur ce qu'il ressent, le sécuriser, le consoler. Sans pour autant céder à ses désirs quand ceux-ci ne sont pas justifiés. 
Où les parents peuvent-ils puiser leur bienveillance, quand le monde se fait si rude? 
Ils doivent s'entourer d'un cercle amical et familial lui-même bienveillant. Il faut s'éloigner des personnes toxiques, à commencer par le conjoint, s'il est maltraitant. Ne pas "rester ensemble pour les enfants", comme on l'entendait à la génération précédente. Je recommande aussi aux parents de se former par des stages ou des livres à la communication non violente [NDLR: voir le site nvc-europe.org], une méthode qui permet de nouer des relations plus harmonieuses. Et surtout, je conseille de ne pas s'oublier. Sur mes ordonnances, je prescris des dîners en tête à tête. 
Catherine Gueguen est médecin à l'Institut hospitalier franco-britannique de Levallois-Perret. Auteur de Pour une enfance heureuse (Robert Laffont). 

jeudi 28 mai 2015

12 Règles pour Réussir un couple

Réussir un couple est un art qui obéit à des règles simples et évidentes :

1. Il nous faut savoir être seul avant d'être en couple.
2. Si vous êtes en couple, ne demandez pas à l'autre de changer... commencez par changer !
3. L'amour n'est pas la lune de miel, l'amour, c'est savoir aimer quand le couple est en crise.
4. Etre en couple ne vous permet pas de posséder l'autre... aimer c'est donner à l'autre de la liberté !
5. Chacun doit prendre responsabilité pour ses conditionnements, son inconscience et sa violence.
6. Un couple peut réussir que s'il n'est pas absorbé dans un cercle vicieux : je te blesse... tu me blesses...
7. Une sexualité saine est l'un des éléments majeurs d'un couple harmonieux et joyeux !
8. L'homme doit correspondre à l'image que la femme se fait de ce qu'est un homme.
9. Inversement, la femme doit correspondre à l'image que l'homme se fait de ce qu'est une femme.
10. Etre amants ne suffit pas, l'homme et la femme doivent être aussi frère et sœur, savoir vivre avec une certaine complicité entre eux !
11. Les partenaires ne doivent pas être trop différents…l'amour a ses limites… 
12. Il faut accepter que l'autre reste un mystère...

mardi 26 mai 2015

Pourquoi le développement personnel devrait-il 

être enseigné à l’école ?


Je ne pouvais pas initialiser ce blog sans écrire un article définissant ce
qu’est pour moi le développement personnel et surtout pourquoi tout 
individu a intérêt à s’y mettre. Cet article ne se présente absolument pas
comme la définition absolue de ce domaine mais plutôt comme la 
vision que j’en ai et qui sera exploitée sur Penser et Agir. 
Parce que le développement personnel est présent dans tous les
domaines de la vie, il pourrait selon moi être enseigné à l’école afin que
dès le plus jeune âge nous y soyons sensibilisés.

Les domaines d’application du développement personnel.

Le développement personnel est présent dans votre vie de tous les jours.
Ce n’est pas qu’un ensemble de réflexions abstraites et inapplicables.
C’est un ensemble de solutions concrètes définies pour améliorer votre vie et surtout
en profiter un maximum.

Atteindre ses objectifs

Le développement personnel permet de maximiser les chances d’atteindre
les objectifs que l’on se fixe. Grâce à un engagement envers soi-même et de
bonnes habitudes de vie il sera beaucoup plus simple de relever tous les défis
que nous souhaitons accomplir. Pour que cela soit possible, il faudra veiller
à établir une liste d’objectifs clairs et bien définis. Établir cette liste semble être
quelque chose de très simple mais, pour que cela soit réellement efficace, il ne
faut pas se limiter à l’énonciation simple d’objectifs. Il faudra les définir
clairement puis les décomposer en sous objectifs. Des échéances seront planifiées
afin de vérifier si ces sous objectifs sont atteints. Des outils et des techniques
existent : ils seront détaillés dans les futurs articles de Penser et Agir.

Élargir ses cercles sociaux

La plupart des personnes sortent souvent avec le même groupe d’amis.
Ces amis peuvent être des collègues de travail, des amis d’enfance
ou encore des personnes rencontrées sur les bancs de l’école. À partir
du moment où un groupe d’amis est formé, la plupart des gens ne feront
pas l’effort d’en construire un nouveau. Leur groupe d’amis est comparable
à un environnement où ils se sentent en sécurité et ils ne voient pas
l’intérêt de côtoyer de nouvelles personnes. Cette mauvaise habitude a plusieurs inconvénients :
  • Monotonie des activités : la plupart des groupes sociaux effectue le même genre d’activité. Si vous êtes dans un groupe de cinéphiles alors vous irez souvent au cinéma. Si vous êtes dans un groupe de sportifs, vous partirez faire du footing, des séances de musculation, du fitness, etc. Par contre, il est fort probable qu’aucun de ces groupes n’aillent à la fois au théâtre, au cirque, dans les parcs d’attraction, à des concours de danse, faire du saut à l’élastique, etc. Le fait de côtoyer principalement les mêmes personnes vous contraindra à ne pratiquer qu’un sous-ensemble des activités que vous auriez pu faire. Rencontrer un maximum de personnes est une des clés du développement personnel.
  • Similarité des points de vue : bien que toutes les personnes d’un même groupe social n’ont pas exactement les mêmes points de vue, ils demeurent relativement similaires. Cela est dû au fait que, la plupart du temps, les membres d’un groupe social évoluent dans le même milieu socioprofessionnel. La pluralité des personnalités que nous fréquentons dans nos cercles sociaux étant pour moi l’un des facteurs d’épanouissement personnel les plus importants, il est primordial de savoir diversifier au maximum ses activités, ses discussions et donc les personnes que nous fréquentons. Le développement personnel permet, via l’intériorisation de concepts essentiels, de rencontrer naturellement un maximum de personnes et surtout de rester en contact avec elles. Je vous présenterai les exercices simples qui ont fonctionnées pour moi.

Combattre la procrastination

Combien de fois vous êtes-vous dits « je ferai cela demain » ou encore
« il faut absolument que je fasse ceci » sans pour autant effectuer ces actions.
Le développement personnel vous aidera à améliorer votre productivité et
votre efficacité dans tous les domaines. Comme nous l’avons vu, l’atteinte
 de vos objectifs passe par la planification de tâches à accomplir les unes
après les autres. Cependant si vous remettez toujours tout au lendemain 
vous n’accomplirez jamais ces tâches et n’atteindrez jamais vos objectifs.
Il y a beaucoup d’astuces et de techniques pour lutter contre la procrastination :
 je vous expliquerai celles qui ont fonctionnées pour moi et qui fonctionnent toujours aujourd’hui.

Devenir un séducteur

L’un des domaines principaux restant du développement personnel est la séduction.
Je parle de la séduction dans tous les sens du terme : pas uniquement entre un
 homme et une femme.
Je m’explique : lorsque vous souhaitez obtenir une augmentation de la part
 de votre supérieur hiérarchique, il faudra faire preuve d’habileté dans votre
 discours afin de maximiser vos chances d’en obtenir une. Pour moi, ce type
 d’interaction relève du domaine de la séduction. Cet exemple peut être décliné
 de plusieurs façons : demander un service à un ami, demander un renseignement
 à un inconnu, … On pourrait résumer cela par le fait de vouloir obtenir quelque
chose de quelqu’un. Ainsi la séduction englobe deux sous domaines extrêmement intéressants :
  • la manipulation : c’est un domaine qui a souvent mauvaise pub, cependant il est extrêmement utile de connaître les différentes techniques qui existent afin d’une part, de se défendre face à ceux qui les utilisent et d’autre part, de les utiliser (sans pour autant vouloir le mal de quelqu’un !). Je me suis passionné pour ce domaine issu de la psychologie sociale et je vous apprendrai les techniques qui fonctionnent réellement et dont on peut mesurer l’impact. C’est un domaine complexe et très développé, il serait dommage de s’en priver.
  • la communication non-verbale : ce domaine concerne toutes les émotions que nous transmettons sans utiliser notre voix. Étudier ce domaine vous aidera par exemple à détecter les mensonges ou encore à faire en sorte d’être perçu par vos interlocuteurs comme vous souhaitez l’être. Encore un domaine de la psychologie sociale exploitable dans le développement personnel ;)
Bien entendu, la séduction est aussi entre un homme et une femme. La plupart des gens vont limiter leurs fréquentations à leur groupe social proche car il est beaucoup plus facile de fréquenter et de séduire quelqu’un que nous avons l’habitude de côtoyer plutôt qu’une parfaite inconnue. Cependant que faîtes-vous de toutes les femmes que vous voyez dans la rue, au supermarché, dans les bars et les bibliothèques ? Que faîtes-vous de toutes ces femmes que vous n’irez jamais voir et avec qui une relation aurait pu être établie ? Un certain nombre d’articles traiteront de ce domaine essentiel du développement personnel.
Une remarque importante avant de continuer : à l’inverse de la plupart des sites spécialisés dans le domaine de la séduction, je ne vous présenterai pas de méthode magique ou encore de phrases toutes faites prêtes à être récitées devant une parfaite inconnue. Le domaine de la séduction est pour moi beaucoup plus fin et c’est grâce à un ensemble de concepts et d’habitudes de vie issues du développement personnel que l’on parvient à séduire les femmes que l’on souhaite réellement quelque soit l’endroit, l’heure et le contexte. Abordez sans avoir à réfléchir à ce que vous devez faire ou dire… Vous n’êtes pas un robot !

Pourquoi le développement personnel n’est pas inné ?

La plupart des personnes à qui vous parlerez de développement personnel vous expliqueront que c’est quelque chose de naturel et qui ne peut être enseigné. Je ne suis absolument pas d’accord avec cela ! Nous vivons dans une société aux règles et aux conventions complexes. Si l’on veut sortir du lot et diriger notre vie comme on l’entend : ce n’est pas si simple.
Avez-vous déjà entendu un de vos collègues ou de vos amis vous expliquer qu’il n’y a pas besoin de livres ou de méthodes pour réussir tout ce que nous entreprenons ? Avez-vous déjà entendu quelqu’un vous expliquer que séduire une femme était quelque chose de naturel et qu’il suffisait de rester soi-même pour y arriver ? Enfin, avez-vous déjà entendu ces mêmes personnes vous expliquer combien le monde qui les entoure est injuste et comme les richesses et les dons sont mal répartis ?
Je pense que ces personnes ont choisi la voie de la simplicité en reniant le fait que, pour réussir et devenir le leader de sa vie, il faut apprendre et comprendre comme il faut le faire dans n’importe quel autre domaine. Croire que cela est inné et naturel consiste à s’imposer à soi-même des limites et ne pas utiliser tous les outils que nous avons à notre disposition. Depuis longtemps, des philosophes, des psychologues, des médecins, des coaches (et bien d’autres…) réfléchissent et analysent le monde qui nous entoure afin de trouver des réponses aux questions que nous nous posons tous. Sachant cela, il serait vraiment dommage de ne pas profiter de leur travail !

Vous doutez encore ?

Posez-vous la question suivante : « pourquoi est-ce que certaines personnes réussissent la où d’autres échouent ? ». Si vous prenez deux personnes qui ont effectué les mêmes études et obtenues les mêmes diplômes, pourquoi est-ce que leurs parcours seront différents ? Et surtout :comment est-ce que la personne qui aura effectué le meilleur parcours y sera parvenue ?

Nos vies sont influencées par trois aspects fondamentaux :

La façon dont nous abordons la vie quotidiennement : comme le dit si bien l’expression « il faut se lever du bon pied », c’est-à-dire qu’il faut faire en sorte d’aborder chaque jour comme si c’était un cadeau inestimable qui nous était offert. Chaque jour que nous passons sur cette terre nous offre un ensemble de possibilités inouïes. Nous avons la possibilité de nous essayer à des activités que nous n’avons jamais pratiquées, nous pouvons tout simplement continuer à apprendre tout ce que nous ne savons pas encore.
Les personnes que nous rencontrons : chaque matin lorsque nous nous levons, nous ne savons pas encore de quoi la journée va être faite. Et chaque jour est l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes. N’importe où, n’importe quand, que ce soit dans les transports en commun, sur notre lieu de travail, à la boulangerie ou encore au supermarché. Nous avons en permanence la possibilité de rencontrer les personnes qui nous entourent et par la suite d’apprendre à leurs côtés.
Les expériences que nous effectuons : chacune des expériences que nous effectuons, aussi diverses soient-elles, nous permettent de progresser et d’élargir nos points de vue. Si les deux premiers points de cette liste sont devenus des habitudes que vous mettez en application chaque jour alors, naturellement, vous prendrez part à de nouvelles expériences. Vous découvrirez des films que vous ne soupçonniez pas, vous écouterez des musiques que vous n’auriez pu découvrir autrement, vous lirez des livres que vous n’imaginiez même pas, vous expérimenterez des activités que vous n’auriez jamais eu l’idée de pratiquer tout seul, vous voyagerez dans des pays qui au premier abord ne vous auraient pas forcément tentés.

Devenir unique

Parce que si vous tournez votre vie autour de ces trois aspects fondamentaux du développement personnel, vous aurez forcément des avantages considérables sur les autres. Tous les matins vous vous lèverez en ayant envie de passer une bonne journée, dès que cela sera possible vous rencontrerez de nouvelles personnes et apprendrez à leurs côtés, vous vivrez à chaque fois des expériences que vous n’auriez jamais pu vivre si vous aviez été tout seul. Vous avez alors beaucoup plus de probabilités de réussir que n’importe qui d’autre.

Sur le Blog : Penser et agir de Mathieu

lundi 13 avril 2015

Qu'est-ce qu'un égrégore ?

Nous connaissons l'inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l'égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d'agir sur nous...
 Par Lucile de La Reberdiere
© Stephen Criscolo
Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l'on partage avec d'autres un projet passionnant ou un moment fort. L'activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l'impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d'une émotion mutuelle et sans même s'en rendre compte, nous connectons nos sources d'énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d'onde. La tension est alors assez haute pour qu'émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d'un individu exerce une force sur celui de l'autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n'est pas que la résultante passive d'un instinct grégaire. 

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l'égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l'échelle individuelle par exemple, nous savons qu'une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l'alimenterons par nos croyances. De la même manière, l'égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d'énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l'égrégore se renforce jusqu'à influencer leurs existences. 


Une connexion héritée


« Dès lors qu'au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d'autres traverseront les siècles : une histoire d'amour peut durer quelques jours, l'égrégore de l'église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L'auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d'amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n'ait de réelle incidence sur leur psyché. 

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l'égo. L'individu se doit d'adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C'est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L'égrégore s'appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c'est justement l'être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d'une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l'étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes. 

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s'efforcent d'unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d'équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d'associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains. 


Tout est égrégore


« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu'il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille... Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu'un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l'égrégore des gens qui aspirent à s'isoler sur une île déserte », plaisante l'auteur. Parfois trop forte, l'empreinte peut néanmoins donner cette impression d'être englué dans l'existence d'un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur,il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d'un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n'y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu'exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté. 

Mais quitter un égrégore n'est jamais que l'occasion d'en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d'inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c'est l'archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l'enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l'égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l'égrégore de son pays et de l'histoire de son pays. Il inhale une quantité d'énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu'il va faire sienne. « L'égrégore est la contre-partie psychique d'un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C'est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l'égrégore. Nul besoin donc d'être physiquement ensemble ; l'égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres. 

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l'égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l'égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d'accès vers l'énergie universelle. Mais aujourd'hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s'emparer du phénomène. 


Aura universelle


Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L'initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l'existence d'une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d'un cobaye. Après en avoir éprouvé l'efficacité sur une seule personne à la fois, l'appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L'appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s'asseoir et de méditer ensemble, l'appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l'effet d'une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d'autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l'Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l'échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu'en Chine une variation du champ psychique. 

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l'encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu'un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L'informaticien Pierre Macias héberge l'un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s'éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d'un grand nombre de gens. Le jour de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation ''par hasard'' fut de l'ordre de 1 pour 1 million... Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d'importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd'hui. Ces résultats montrent à l'évidence que le monde physique et le monde de l'esprit humain sont liés d'une relation encore inconnue 

dimanche 29 mars 2015

Questions à Erickson sur l'hypnose


Quel est l'intérêt de l'hypnose en psychothérapie ?
L'hypnose offre tant au patient qu'au thérapeute un accès aisé à l'esprit inconscient du patient. Elle permet de s'occuper directement de ces forces inconscientes qui sont sous-jacentes aux perturbations de la personnalité, et elle autorise l'identification de ces éléments de l'expérience de vie d'un individu qui ont de l'importance pour la personnalité et auxquels on doit accorder toute l'attention requise si l'on souhaite obtenir des résultats thérapeutiques. Seule l'hypnose peut donner un accès aisé, rapide et large à l'inconscient, inconscient que l'histoire de la psychothérapie a montré être d'une telle importance dans le traitement des désordres aigus de la personnalité.
Milton Erickson
Est-ce que l'hypnose est dangereuse ?
En trente ans de travail clinique et expérimental avec l'hypnose, je n'ai pas été capable de découvrir le moindre effet nocif et aucun collègue ayant une expérience étendue de l'hypnose n'a pu m'en rapporter. Je sais bien que des gens n'ayant que peu d'expérience en hypnose, ou même pas du tout, vont prendre plaisir à raconter toutes sortes de légendes à propos de la nocivité de l'hypnose, parfois même en croyant eux-même à ces légendes. Et je sais bien que des gens stupides ou sans formation utilisent parfois l'hypnose à tort, mais tout mal qui en résulte ne vient pas de l'hypnose mais du comportement erroné et mal dirigé associé à l'hypnose.
Milton Erickson
Peut on être manipulé ?
La relation entre l'hypnotiste et le sujet repose uniquement sur la coopération volontaire, et nul ne peut être hypnotisé contre sa volonté ou sans sa coopération.

La personne hypnotisée demeure la même personne.[...] L'hypnose ne change pas les gens pas plus qu'elle n'altère les expériences qu'ils ont vécues dans le passé.
Milton Erickson
Peut on rester bloqué en transe ?
Aucun sujet ne peut être maintenu en état de transe pour un temps déraisonnable sans sa complète coopération, et lorsque l'hypnotiste, pour une raison ou pour une autre, quitte la situation hypnotique, cela interrompt la coopération interpersonnelle nécessaire à la poursuite de la transe. Ainsi, aucun sujet ne peut être laissé accidentellement ou délibérément en transe pour un temps indéfini.
Milton Erickson
Qui peut être hypnotisé ?
La réponse est simplement que toute personne normale et certaines personnes anormales peuvent être hypnotisées, à condition qu'il y ait une motivation suffisante.
Les meilleurs sujets sont des gens normaux, très intelligents; les faibles d'esprit et les psychotiques, comme beaucoup de psychonévrotiques, sont soit difficiles soit impossibles à hypnotiser.
Milton Erickson

mardi 24 mars 2015

L’ACCEPTATION DE SOI



Comment peut-on s’accepter au milieu des messages et des critiques de la société et trouver l’amour de soi simplement tel que l’on est ?


La clé de cette question réside dans votre relation avec vous-mêmes. C’est en fait la clé de tout. Vous êtes appelés à réviser votre relation avec vous-mêmes.
Vous êtes appelés à reconquérir une manière de voir le monde basée sur l’amour de soi, au lieu de vous observer à partir d’un point de vue extérieur imaginé et de vous évaluer de l’extérieur.
La façon dont votre relation à la beauté physique a évolué — en particulier dans certaines parties du monde occidental, mais en réalité cela existe à un certain niveau dans l’ensemble de la société — est basée sur la conscience-de-soi. Et la conscience-de-soi est quelque chose qui se développe naturellement au cours du développement de l’enfant.
Le développement psychologique naturel d’un enfant comporte une période au cours de laquelle il ne peut saisir la perspective d’une autre personne. Avant d’atteindre l’âge de la conscience-de-soi, les enfants voient le monde à partir de leurs propres yeux. Il ne leur apparaît pas encore que d’autres personnes voient les choses différemment d’eux car il ne réalisent pas complètement que les autres sont entièrement séparés d’eux.
En grandissant, les enfants évoluent et finissent par reconnaître la séparation qui existe entre eux et les autres, au moins dans la forme humaine. Puis à un certain point en cours de route il apparaît à l’enfant que les autres ont une perspective différente de la leur. Cela plante la graine de la conscience-de-soi et après un certain temps — pour autant que l’enfant se développe de manière saine — l’enfant se rend compte que d’autres personnes peuvent le voir, qu’une personne présente dans la même pièce peut le regarder et le voir d’une manière à laquelle il n’avait jamais pensé auparavant.
L’enfant se rend alors compte qu’il est surveillé, ce qui constitue une partie utile et saine de son développement. Mais avec les messages de la société qui comportent beaucoup de critiques, de jugement et de normes sociales sur ce à quoi vous devriez ressembler, sur la manière dont vous devriez agir, ou sur ce que vous devriez ressentir, ce point de vue extérieur devient une incarnation de la critique de la société.
Quand un enfant considère le point de vue des autres, il prend globalement la critique qu’il a déjà rencontrée dans la société et la voit dans la perspective qu’il prête en imagination à quelqu’un d’autre.
Par exemple, si on a dit à un enfant que pour être gentil il doit être calme, quand cet enfant développe la conscience de soi et se rend compte qu’une autre personne est en train de le regarder, il s’imagine que l’autre personne le juge en fonction de son calme pour savoir s’il est gentil. Il n’est pas intrinsèquement vrai qu’un enfant gentil soit un enfant calme, et il n’est pas toujours vrai qu’une personne donnée soit en train de juger cet enfant. Mais l’enfant recueille ces messages, les amalgame et développe un point de vue imaginaire qui lui est extérieur.
Ce point de vue externe imaginé, ce qu’il imagine que d’autres personnes voient en lui, devient un moyen par lequel cet enfant s’auto-discipline. Tous les messages rencontrés qui lui disent ce qu’il devrait être se transforment en un sentiment que quelqu’un est toujours en train de l’observer et de le juger. Par conséquent, l’enfant commence à avoir l’impression que sa valeur dépend de la façon dont les autres pourraient le voir et de ce qu’ils pourraient penser de lui. C’est ainsi que vous commencez à perdre votre sens de soi et à vous perdre dans la recherche d’une validation externe de votre valeur, ainsi que pour vous connaître vous-mêmes.
Lorsque vous vous retrouvez à l’âge adulte en vous sentant obligés d’adopter une certaine allure conforme aux normes sociétales, vous vous êtes tellement perdus dans cette perspective qui vous est extérieure qu’il vous est difficile de parvenir à votre lieu d’amour intérieur. Il y a tant de pas à faire pour revenir à vous, pour revenir à la maison, que vous ne pouvez pas vraiment retrouver votre chemin.
Soyez doux avec vous-mêmes en ceci. Cette perspective externalisée, ce genre de conscience de soi, sont très soigneusement orchestrés par différentes sociétés dans le but d’amener les citoyens à se comporter de certaines manières. Vous n’avez pas affaire à quelque chose de simple ici, vous avez affaire à un mécanisme qui a été mis en place dans les sociétés à travers le monde depuis des centaines, sinon des milliers, de générations pour vous amener à vous sentir mal et à vous comporter en conséquence.
Ce n’est pas un mince exploit de vous heurter à ceci dans votre esprit et votre cœur, et cependant la réponse reste relativement simple.
Vous devez commencer à voir le monde à partir de vos propres yeux et cesser d’imaginer comment le monde vous voit.
Un premier pas en ce sens consiste à commencer à former votre esprit à penser différemment au sujet de chaque situation dans laquelle vous vous retrouvez. Vous devrez peut-être commencer par le faire une fois par jour et vous finirez par le faire tout le temps. La façon de commencer est de planifier un événement auquel vous allez participer — un cours, une réunion, un déjeuner avec un ami — n’importe quoi.
Planifiez un événement où vous allez pratiquer cela. Décidez à l’avance afin de pouvoir être préparés. Lorsque vous arrivez à cet événement, avant d’entrer, décidez que chaque fois que vous vous demandez comment les gens vous voient ou chaque fois qu’il se trouve que tout le monde vous regarde, vous allez prendre une grande respiration, essayer d’ignorer cette pensée et vous concentrer immédiatement sur ce que vous voyez. Vous allez vous poser la question « Qu’est-ce que je vois maintenant ? Que suis-je en train de remarquer maintenant ? »
Regardez autour de vous et voyez tout à partir de votre propre point de vue. Ne laissez pas votre esprit s’occuper de ce que vous imaginez que les autres voient. Continuez à vous demander « Qu’est-ce que je vois ? Quels vêtements porte mon ami ? Quelles sont les couleurs de la pièce ? Est-elle chaude ou froide ? Les gens semblent-ils heureux ou tristes ? »
Continuez simplement à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit afin de continuer à regarder les événements qui vous entourent à partir de votre propre point de vue.