mercredi 6 janvier 2016

Amorcez la re-programmation de votre mental en moins de 1 min 30 par jour et devenez Heureux

Depuis pas mal d’années on entend parler de tout un tas de techniques visant à re-programmer le cerveau en vue d’obtenir des résultats précis. Il y a notamment la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) le subliminal ou l’auto hypnose pour ne citer que celles-ci.
Tous ceux qui s’intéressent au développement personnel ont presque déjà entendu parler de cette fameuse re-programmation mentale. J’en ai d’ailleurs parlé dans mes articles sur la Neuroplasticité du cerveau(Série de 4 Articles que je vous recommande chaudement afin de comprendre comment fonctionne le cerveau)
Le but final est très simple : être heureux
Mais d’ou part le bonheur ou comment devient-on heureux? La réponse risque de vous surprendre car elle est ridiculement simple :
Le bonheur dépend des PENSÉES que l’on entretient avec soi-même.
Dès lors, on comprend très rapidement qu’il devient utile de re-programmer son cerveau afin qu’il serve nos intérêts. En effet, c’est vraiment là que tout démarre:
  • Soit vous choisissez des pensées positives, vous vous sentez bien.
  • Soit vous choisissez des pensées négatives, vous vous sentez mal.
    (Notez que je parle de choix et donc d’une action mentale délibérée.Gardez cela à l’esprit car ce sera un point clé pour la suite de l’article).
  •  Mais... êtes-vous vraiment au commandes de votre mental?
La réponse est assez paradoxale. Vous êtes à la fois le maître et l’esclave de votre mental!
Pour comprendre ce phénomène et comprendre pourquoi il est utile de re-programmer son cerveau, décortiquons un peu tout cela.
Cas 1: Vous êtes le maître de votre mental.
être aux commandes de son mentalVous devenez le maître de votre mental ou de votre cerveau quand vous utilisez consciemment votre réflexion et votre concentration pour réaliser quelque chose.
Par exemple, pour écrire cet article je dois me concentrer, réfléchir et organiser mes idées pour produire cet article.
Je suis alors temporairement maître de la situation.


Cas 2: Vous êtes l’esclave de votre mental.
Lorsque vous vous adonnez à des tâches mécaniques qui ne demandent pas de réflexion particulière, comme conduire au volant ou faire la vaisselle, vous êtes alors l’esclave de ce que j’appel « le monologue intérieur ».
la prison mentalCe monologue est présent que vous le vouliez ou non et il est facile de s’en rendre compte lors de ces activités mécaniques.
Une voix fait alors son One Man Show et ressasse soit une situation passée soit imagine des situations futures.
Ce dialogue intérieur vous ne le contrôlez pas, c’est lui qui vous contrôle car: Il se lance automatiquement sans rien demander à personne. Il occupe une grosse partie de votre mental. Pour vous rendre bien compte de mon propos vous pouvez faire l’exercice suivant qui va vous démontrer par A + B que vous ne contrôlez pas votre mental.
Allongez-vous dans votre lit et commencez à respirer très lentement. Prenez environ 4 secondes d’inspiration et 4 secondes pour l’expiration. Le but est que vous comptiez le nombre de fois que vous inspirez en restant concentrer sur cela.
Vous verrez qu’il se passe un phénomène très étrange… Bien que vous VOULIEZ rester concentré sur votre respiration, votre mental va partir dans tous les sens!
la méditation technique 1En fait, au début, vous allez resté concentré pour environ 6 à 8 inspirations. Puis à un moment vous allez « décrocher » et votre mental (monologue intérieur) va alors commencer à faire sa vie.
Vous pensez que c’est « vous », mais c’est juste votre mental. Et puis à un moment, vous allez vous dire ceci :
Ah merde!!! J’ai décroché, ou j’en étais déjà?? Ah oui! J’en étais à ma 6 ème inspiration. Bon reprenons le compte… Une inspiration, Deux inspirations etc..
Et boum! Vous allez décrocher à nouveau. En fait, vous verrez que lorsque vous décrochez, le mental prend le dessus. Mais le plus important c’est qu’il peut se passer 10 secondes, ou 10 minutes avant que vous ne réalisiez que vous avez décroché!
Et pendant ce temps, vous « vivez » ou êtes spectateur des images ou de l’histoire que vous projette votre mental.)

Et c’est là que tout prend sens!

Soit ce dialogue intérieur joue en votre faveur, soit en votre défaveur. S’il est positif, vous vous sentez bien et s’il est négatif, vous vous sentez mal. Or nous cherchons tous à être heureux et donc à se sentir bien… :)
Le but n’est pas de contrôler votre mental à 100% car cela serait une tâche exténuante, mais de faire en sorte que votre mental joue son monologue de manière positive pour que cela ait un impact positif sur votre vie!
Et pour cela il faut re-programmer son cerveau et ses croyances.
Pour comprendre cela, imaginez une rivière.
lit de rivièreL’eau s’écoule dans une certaine direction car l’eau passe par un canal (ou un lit) tracé dans la terre. L’eau suit alors « bêtement » le chemin tout tracé pour s’écouler.
Si maintenant vous prenez une pelleteuse, vous pourrez créer une bifurcation. L’eau prendra alors une autre direction.
Vous voyez surement ou je veux en venir n’est-ce pas?
Ce canal, ce tracé est votre programmation mental. Dans le Cas 1 ou 2, quoi que vous fassiez, c’est-à-dire que vous soyez au contrôle de vos pensées ou que votre dialogue intérieur fasse sa vie, cela n’est possible qu’à partir d’une base déjà tracée : Votre programmation mentale.
Cette programmation mentale est le fruit de votre éducation, de votre vécu et de tout ce qui a contribué à vous forger vos opinions et croyances : les médias, les rumeurs, les on dit que, les livres que vous avez lu, vos amis, votre famille etc…
Voici un autre exemple qui vous parlera peut-être.
Que vous soyez conscient (cas 1) et décidiez d’aller à la cuisine pour choper une pomme dans le frigo ou que vous soyez somnambule et que chopiez une pomme dans le frigo durant vos heures de sommeil, dans les deux cas vous ne pourrez le faire qu’en RESPECTANT l’architecture de votre maison.
Autrement dit, en respectant les murs et les portes etc…
En gros vous vous déplacez librement dans votre maison en fonction de son architecture. Eh bien votre programmation mentale est en quelque sorte votre architecture mentale.
Tout comme vous ne pouvez passer à travers vos murs pour aller directement dans la cuisine, vous ne pouvez pas « penser » autre chose que ce que votre programmation mental ne le permet.
Par contre… et c’est là le point clé de l’article, rien ne vous empêche de faire des travaux dans votre maison pour ouvrir un passage entre le mur du salon et la cuisine!
De même rien ne vous empêche de faire des travaux mentaux de manière à faire péter vos cloisons mentales, c’est-à-dire vos croyances limitantes!

Mais comment re-programme t-on son cerveau?

reprogrammation mental livre
Nous voici à la fin de cet article ou je vais vous donner une technique toute simple mais efficace pour amorcer le processus de re-programmation mental.
Si vous avez lu l’article en entier, vous avez alors compris que la re-programmation mentale est avant tout un processus conscient.
Tout ce qui est de l’Auto-Hypnose de la Méditation ou du Sublimal sont de bons compléments, mais ne remplaceront jamais une activité consciente de re-programmation.
Corrigez-moi si je me trompe, mais lorsque vous étiez enfant, vous n’avez pas appris vos tables de multiplications en usant de méditation, d’Auto-Hypnose et encore moins de Subliminal…?
Vous avez fait comme tout le monde! Vous avez répété à voix haute, ou recopié vos tables dans un cahier. Et c’est par cette activité consciente que vous en êtes arrivé à les connaitre par coeur.

L’outils pour amorcer la re-programmation mentale

Votre mission si vous l’acceptez consiste à lire chaque jour au moins une ligne d’un livre de développement personnel.
reprogrammation mental par la lectureLe but de cet objectif est de vous obliger chaque jour à lire AU MOINS une ligne d’un livre. 
Si vous faites le bourrin et qu’à la suite de cet article vous achetiez un bouquin et que vous le lisez en 3 jours vous n’aurez pas de résultats.
Ceci dit, c’est toujours mieux que rien!
Mais ce qui va faire que la re-programmation s’amorce, est la régularité.
Dans la vie de tous les jours, vous appliquez ce principe de régularité contre vous-même et sans même le savoir! Je vais vous en donner quelques exemples tout de suite.
Tous les jours:
  • Vous entendez des collègues vous parler de choses négatives.
  • Vous entendez les journaux télévisés vous parler de choses négatives.
  • Vous entendez des membres de votre famille parler de choses négatives.
  • Vous entendez des inconnus parler de choses négatives.
  • Vous entendez vos amis parler de choses négatives.
  • Et tous les jours… vous portez ALORS votre attention sur des choses négatives!
En fait dans votre vie de tous les jours vous appliquez ce concept malgré vous et c’est ce qui a fortement contribué à créer en vous cette programmation mentale négative.
L’idée est donc de nourrir chaque jour votre mental de choses positives car avec l’habitude, il puisera alors dans ces idées pour créer un monologue intérieur positif qui joue en votre faveur!
Si vous faites le bourin, vous ne lui donner pas l’opportunité d’avoir des informations dans sa banque de données pour y puiser son « inspiration ».
L’idée est de faire en sorte de guider ce « chien fou » dans la direction que VOUS voulez.
Pour terminer avec cet article, je vous propose de faire également une sorte de feuille de route, très simple à mettre en place sous excel par exemple ou sur une feuille quadrillée.
L’idée est de mettre les chiffres 1 à 31 sous forme de colonne sur votre feuille comme ceci :
exercice de reprogrammation mentale
L’idée est que chaque soir, vous fassiez une croix en face du chiffre pour dire « oui » j’ai lu ma ligne. S’il n’y a rien dans la case, alors vous n’avez pas lu.
Si vous faites cela sur un mois, vous verrez exactement ce que vous faites ou non ce qui vous permettra de mieux cerner votre comportement et d’essayer de comprendre pourquoi vous n’arriverez peut-être pas à lire votre ligne chaque jour.
En voyant ce tableau sur les 6 prochaines mois, vous comprendrez alors pourquoi votre vie n’a pas bougée d’un pouce car vous aurez alors les résultats sous les yeux! :)
En gros, la technique que je vous propose ne prend pas plus de 1 min 30 sec par jour!
A lire sur le blog: http://www.surpassez-vous.com

mardi 8 décembre 2015

Rencontrer et aimer son enfant intérieur : une nécessité

Cinq étapes pour rencontrer notre enfant intérieur



Adulte, nous avons tous un enfant qui vit en nous dans le présent. C’est la partie sensible, créative, et régénératrice de notre intériorité.
Mais c’est aussi une partie blessée. Cet enfant qui continue à vivre en nous, quel que soit notre âge, est désigné, par le terme d’«enfant intérieur».

Le psychologue américain John Bradshaw a mis au point sa propre méthode pour aborder la notion d' "Enfant intérieur". Comme tout enfant, nous évoluons de l'enfance vers l'âge adulte à travers plusieurs étapes. C’est au cours de l’une de ces étapes que l’on se coupe de l’enfant qui est en nous, et c’est cette fêlure qui est en très grande partie la cause de notre agitation, de notre mal-être, d'une grande partie de nos souffrances. 


Se prendre
en charge soi-même

« Nous avons tous besoin, à des degrés différents, de reprendre contact avec notre Enfant intérieur, dit la thérapeute Geneviève Cailloux, auteur de “Deviens qui tu es”. Peu d’entre nous ont eu des enfances parfaites, sans conflits, sans blessures… » « Sitôt qu’un individu a apprivoisé et nourri spirituellement son Enfant intérieur blessé, explique John Bradshaw, l’énergie créatrice de son merveilleux Enfant naturel commence à émerger. Une fois intégré, l’Enfant intérieur devient la source d’une régénération salutaire et d’une vitalité nouvelle. Il correspond à cette partie de nous-même qui recèle, en puissance, nos dons innés pour la découverte, l’émerveillement et la création. »



L’enfant blessé

En effet, qui n’a jamais réagi de façon démesurée à l’un ou l’autre petit Evénement ? Qui n’a jamais réagi de façon disproportionnée à l’une ou l’autre parole?
Ce sont parfois des pleurs, parfois des rages, parfois des cris. Et ces pleurs, ces rages, ces cris, sont le fait non d’un adulte équilibré et fort qui, par ailleurs, peut mener une vie active et responsable,
mais de l’enfant blessé qui continue à vivre intérieurement en lui. Cet enfant blessé n’a pas eu l’attention dont il avait besoin et devenu adulte, il continue à réclamer cette attention. Le problème
est que ses demandes sont impérieuses et demandent satisfaction immédiate. D’où cris et grincements de dents. Sanglots et pleurs. Ou alors abattement, retrait, coupure avec autrui. Tous les cas de figures sont possibles.


Comment le rencontrer?

1. Retrouvez les postures de l’enfant

Pour prendre contact avec votre Enfant intérieur, posez vos deux mains sur votre plexus solaire, fermez les yeux, et adressez-vous à lui comme à une véritable personne. 

2. Demandez pardon

Un moyen de gagner sa confiance consiste à lui demander pardon de l’avoir négligé depuis tant d’années. Vous pouvez lui parler ou lui écrire une lettre. Expliquez-lui pourquoi vous n’avez plus donné de nouvelles, racontez-lui votre vie depuis que vous avez commencé à grandir, vos bonheurs, vos malheurs, sans mentir ni travestir la réalité.

3. Entamez le dialogue

Il s’agit d’une véritable conversation. Posez-lui des questions simples à voix haute : « Comment vas-tu ? », « Acceptes-tu de parler avec moi ? »… Laissez venir les réponses, comme si vous jouiez une pièce de théâtre. S’il vous arrive de prendre une autre voix, plus enfantine, c’est normal. Au début, ce genre d’exercice peut dérouter, mettre mal à l’aise : c’est la preuve que vous avez du mal à accepter votre Enfant intérieur.

4. Faites-lui dessiner ses émotions

Le dessin est l’un des moyens d’expression les plus prisés des enfants. Prenez du papier et des crayons, et demandez à votre Enfant intérieur de dessiner l’adulte que vous êtes. Utilisez votre main gauche si vous êtes droitier, l’inverse dans le cas contraire. Jour après jour, vous pouvez lui demander de dessiner différentes scènes : ce qui le met en colère ou le rend triste, comment il se voit quand il se sent seul… Puis ce qui le rend heureux, fier de lui, spontané…

5. Désormais, le parent c'est vous. Soyez un Parent attentionné

Au fur et à mesure de l’évolution de votre dialogue, de votre reconnaissance de l’enfant qui vit en vous, montrez-lui que vous pouvez être un Parent aimant, qui respecte sa personnalité propre, qui sait jouer et rire avec lui, qui tient compte de ses désirs et de ses avis, et qui sait aussi imposer une discipline. Sans « jouer à l’enfant », accordez-vous, de temps en temps, des moments pour vous détendre, jouer, dessiner ou écrire ce qui vous vient à l’esprit, vous consoler, prendre soin de vous.


N'attendez pas que l'amour vienne à vous, AIMEZ-VOUS et le reste suivra.


lundi 30 novembre 2015

Qu'est-ce que la liberté intérieure?

Chacun d'entre nous aspire à une sorte de bien-être, une sérénité provenant de la capacité d'être soi- même. Cette liberté d'être nous manque souvent, même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l'épreuve dans nos relations avec les autres. C'est très souvent le contraire que nous éprouvons: nous vivons des impasses, nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et nous demeurons prisonniers dans les mêmes nœuds.
Voyons d'abord d'une manière générale en quoi consiste la conquête de sa liberté.
Je suis libre lorsque... 
... je suis capable de te dire que je t'aime et que ton amour est crucial pour moi 
... je peux risquer d'être ridicule pour faire ce qui me plaît ... 
... j'ose montrer que je ne suis pas sûre de moi 
... je suis capable de te demander de t'occuper de moi quand j'en ai besoin 
... je suis capable d'avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi 
... je supporte facilement la critique 
... je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant 
... je prends le risque de demander des critiques 
.. je suis prête à t'avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments 
Je ne suis pas libre lorsque... 
... j'attends anxieusement que tu m'aimes
... je renonce à m'exprimer par peur du ridicule
... je bégaie par manque d'assurance
... je te manipule pour que tu t'occupes de moi
... je te cache combien tu me séduis
... je croule sous la critique
... je me haïs de rougir en m'exprimant
... j'ai besoin qu'on m'approuve mais je n'ose pas le demander
... je cherche à capter l'attention en faisant mine de rien
... je considère mes besoins affectifs comme infantiles
... je m'excuse lorsque tu n'aimes pas ce que je ressens

C'est une indépendance intérieure. C'est celle qui me permet d'oser être moi-même, en tout temps, avec toutes les personnes qui ont de l'importance à mes yeux.
C'est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir pour le faire ou de nier l'affection et l'estime que j'ai pour eux.
Le plus souvent, ce renoncement s'accompagne d'une distance et d'un refroidissement des sentiments. On abandonne parce qu'on ne sait plus quoi faire, mais le besoin de se vivre librement demeure et le retrait nous laisse triste, sinon amer.
Par Michelle Larivey Psychologue
Sao Doyen

jeudi 26 novembre 2015

PAROLES D'EXPERT – INTERVIEW DE Maria Sao DOYEN, THÉRAPEUTE

Nous donnons régulièrement la parole à un intervenant ayant une expertise dans l’un des domaines ACTIVITÉ couvert par notre association.

Ce mois-ci nous avons le plaisir de vous présenter Maria Sao Doyen !

Bonjour Maria. Tout d’abord, merci pour votre disponibilité.
Je vous en prie Stéphane, c’est réel un plaisir

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer en quoi consiste votre métier ?
Je m’appelle Maria Sao Doyen, je suis thérapeute à Taverny dans le Val d’Oise. « Je suis thérapeute », cela veut dire que j’utilise des techniques ou des outils qui permettent d’améliorer l’état psychique, émotionnel et/ou physique des personnes en souffrance. Ces techniques sont la Sophrologie (qui cherche l’harmonie et donc l’apaisement du corps et de l’esprit), l’hypnose clinique (qui n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle), et qui à travers une modification de l’état de conscience de l’individu, permet un dialogue avec son inconscient. Ce dialogue va permettre de réparer des croyances erronées, des visions du monde handicapantes, une vision de soi qui enchaîne, qui freine le développement etc), l’EFT ou « tapping » qui à travers l’activation de certains points d’acupuncture va permettre d’envoyer des messages au cerveau. Ces messages qui respectent une structure de phrase particulière œuvrent en faveur de la libération des émotions. J’initie également les personnes à la méditation Zazen à laquelle j’ai moi-même été initiée et que je pratique depuis trente ans. Ma pratique de l’assistance aux personnes a commencé en 2000 auprès des femmes immigrées à Gennevilliers, au sein de l’association « Femmes Relais »; cela fait donc 15 ans que j’exerce.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’exercer votre métier ?
Je suis issue d’une lignée de thérapeutes. ma grand-mère était guérisseuse, mes tantes et cousines sont infirmières, cadres hospitaliers, sages femmes etc. La thérapie a toujours fait partie de mon environnement, j’ai été élevée par ma grand-mère et toute la journée, je voyais des gens défiler dans la maison pour différentes raisons. Mais le déclic est venu lorsque je suis devenue travailleuse social bénévole pour les Restos du cœur. pendant huit ans, j’ai fait de l’assistance aux gens de la rue. Je me suis intéressée de près à l’humain, j’ai voulu comprendre ce qui poussait ainsi certaines personnes dans la rue, dans la désespérance. J’ai décidé de reprendre mes études et me suis sophrologie-bio-ozoneréinscrite à la Fac. J’ai commencé par me former à la« psychopathologie de la petite enfance et adolescence ».

Qu’est-ce que votre métier vous a apporté d’un point de vue personnel ?
C’est un métier humainement gratifiant. La thérapie est une alliance passée entre deux personnes, le thérapeute et le « patient » (qui n’est pas forcément malade d’ailleurs). Alliance, cela veut dire collaboration honnête et sincère. Tout ce contre quoi notre société nous construit hélas. C’est tout le contraire de l’individualisme.
Je m’engage à donner à la personne ce que je sais et mon expérience pour qu’elle aille mieux. En contrepartie, elle s’engage à « travailler » c’est à dire à faire les exercices que je lui donne. Si la personne respecte son engagement elle cesse progressivement de souffrir, se découvre, s’accepte, commence à s’aimer et revit peu à peu. Pour ma part, je cherche l’exercice le mieux adapté à la difficulté, et souvent en cherchant je découvre d’autres techniques, d’autres pratiques, d’autres croyances qui me font grandir un peu plus.

Avez-vous ressenti certaines obligations, contraintes ou difficultés lorsque vous avez débuté votre métier ? Si oui, lesquelles ?
Oui, bien sûr. Lorsqu’on embrasse le métier de thérapeute on s’expose à rencontrer face à soi sa propre enfance, ses propres souffrances. C’est pour cela qu’une analyse approfondie est indispensable, mais cela ne suffit pas. Ainsi, j’ai été stagiaire pendant trois ans en Centre Médico-Psychologique de l’hôpital de Pontoise. A chaque fois qu’un enfant rentrait pour sa cure, c’était une lutte pour ne pas m’endormir. Pendant six mois c’était un véritable combat: l’enfant rentrait dans le cabinet et le sommeil me prenait, la séance se terminait et j’étais en pleine forme, ça veut tout dire … c’est ainsi.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux personnes qui souhaitent exercer votre métier ?
La question première est « pour quoi »? « Pour quoi je souhaite faire ce métier »? Si la réponse est: « parce que je veux aider les autres »… reposez-vous à nouveau la question. Ensuite et seulement ensuite, commencez par vous former. Michel Heller dit la chose suivante: « il faut utiliser tout ce qui est à notre portée (à notre portée) dès lors que cela permet d’aller mieux, de moins souffrir ». Ce principe permet d’échapper aux querelles de chapelle. La Sophrologie est aussi bien que la thérapie comportementale, que l’hypnose, que la Gestalt… toutes ont quelque chose à apporter à l’humain. Mais bien sur une fois instruit sur quelques-unes, il faut en choisir une ou un petit nombre sur lesquelles on se spécialisera. Une chose est sûre: à la base de toutes thérapies il y a la nécessité d’une psychanalyse, sans quoi on ne fait que faire disparaître le symptôme.

« J’APPRENDS, JE GRANDIS EN MÊME TEMPS QUE J’ACCOMPAGNE L’AUTRE DANS SON PROPRE DÉVELOPPEMENT »


Pourriez-vous nous dire quelles sont vos 2 sources de motivation principales, celles qui vous font le plus vibrer dans l’exercice de votre métier ?
J’apprends, je grandis en même temps que j’accompagne l’autre dans son propre développement. Je passe des heures à lire, à m’instruire car la sophrologie comme l’hypnose sont en constant développement. Pour accompagner l’autre dans son développement, je dois être consciente de ce qui se passe pendant la cure, en lui, en moi, cela m’impose l’attention donc l’amour. Devenir conscient de manière constante est un travail de chaque instant, difficile, pénible et la vie nous rappelle à l’ordre à chaque instant.

Avez-vous envisagé ou envisagez-vous d’arrêter de pratiquer votre métier ?
Tout est impermanence. C’est la seule chose qui ne change jamais. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. J’essaierai d’accepter au mieux ce que la vie m’apportera.

Quelle est l’anecdote la plus marquante, l’ expérience la plus extraordinaire que vous ayez vécue à travers la pratique de ce métier ?
Un jeune homme est venu me voir car depuis l’âge de cinq ans jusqu’à ses dix-huit ans il a perdu régulièrement un membre de  sa famille. Son père à cinq ans d’un accident cardiaque, sa mère à sept ans d’un accident de voiture, sa tante qui l’avait pris en charge à onze ans d’un cancer, recueillit par sa grand-mère, il la perd à dix-huit ans. Il me dit: « j’ai hérité de tous les membres de ma famille mais je suis seul, » je suis amoureux, mais si je sors avec elle, elle mourra ».
Changer cette croyance a été une véritable gageure.
sophrologie-bio-ozone1Souhaitez vous rajouter quelque chose ? Ou transmettre un message particulier à nos lecteurs ?
Oui. Que l’on soit en thérapie, en développement personnel, en quête d’éveil il y a une question essentielle à laquelle tout individu doit se soumettre. « Qui je suis? » (Ramana Maharshi).
C’est le début de toute thérapie. La réponse vient du processus d’apprentissage sans lequel il n’y pas de sérénité. Parfois les rencontres nous y aident.
Il faut croire aux rencontres. A l’un des moments les plus sombres de mon existence, j’ai rencontré quelqu’un qui m’a donné la main.
Une personne, une rencontre a été essentielle et déterminante dans mon parcours: celle de Madame Anne Auber, psychologue, psychanalyste, professeur d’université émérite. Elle a cru en moi et en mon désir de devenir psychothérapeute. « Vous voulez devenir psychothérapeute, je vais vous aider », et elle l’a fait.
Maria, je vous remercie pour ce moment et je vous dis à très bientôt pour le prochain évènement Bio-ozone dont nous reparlerons ici même …
Oui. A tout bientôt, et merci.



Interview réalisée par Stéphane Triquet pour Bio-Ozone

dimanche 22 novembre 2015

Un cours en miracles, un livre essentiel

Un livre essentiel pour qui souhaite cheminer sur sa propre voie. La trouver, l'accepter, l'emprunter rempli d'espoir et d’optimisme.
Belle journée à vous




L'écoute de ce livre audio vaut le détour


C'est un peu ésotérique au début, mais après une dizaine de minutes vous découvrirez un livre-outil qui donne de l'espoir et permet de rester centré sur l'essentiel; vos objectifs. Il est rempli d'exercices pratiques et le tout se termine par une méditation "supra" relaxante.
Bonne journée

mardi 17 novembre 2015

Ne nous contentons pas d'exister, il nous faut vivre

Malgré la peine et la douleur offrons notre énergie à la joie d être en vie. Pleurons nos morts et réjouissons-nous des baisers que nous donnerons demain encore à ceux qui sont en vie, à ceux que nous aimons et que nous aimerons.


jeudi 12 novembre 2015

Notre attention est énergie




L’énergie crée de la réalité.
C'est moi
Ce matin, je vous propose une expérience, elle vous prendra cinq minutes. (Vous les valez bien! :))
Installez-vous confortablement sur un fauteuil, canapé...
Faites une grande inspiration en déployant votre ventre, expirez calmement en continu.
Fixez votre attention sur votre main gauche, la paume de votre main gauche, le bout de vos doigts, jusqu'à ce que vous commenciez à sentir des fourmillements, des picotements, de la chaleur ou toute autre manifestation.
Changez alors de main et fixez toute votre attention sur la main droite. recommencez et laissez venir les picotements, fourmillements, chaleur...
Plus vous portez attention à ces fourmillements et plus ils deviendront importants.
Faites à nouveau une grande inspiration, bloquez-la un instant et expirez longuement, doucement, en étant entièrement centré sur le soulagement que vous procure l'expiration. Concentrez votre attention sur le bonheur d'expirer.
Constatez alors que lorsque vous êtes centré sur votre main gauche, la droite n'existe plus, lorsque vous êtes centré sur la droite la gauche n'existe plus et lorsque vous êtes centré sur le bonheur d'expirer, tout le reste disparaît.
Si vous portez votre attention sur les malheurs de votre vie, tout le bonheur disparaît. Aussi difficile que cela soit au départ, insistez. Centrez votre attention sur le choses belles de votre vie et elles deviendront encore plus belles.
Bonne journée


jeudi 5 novembre 2015

Qui suis-je?


"Qui suis-je?" S'est un jour demandé Ramana Maharshi
Sommes-nous, notre nom? Sommes-nous notre situation sociale? Sommes-nous nos titres honorifiques? Sommes-nous nos avoirs ou nos savoirs?
Et si un jour nous perdions tout cela, serions-nous encore quelqu'un?

Conscience.
Ramana Maharshi a dit: "Je suis conscience" et rien d'autre, et cela est tout.