lundi 14 mars 2016

jeudi 18 février 2016

Mais c'est de nuit...


Je la connais, la source, elle coule, elle court, mais c'est de nuit
Dans la nuit obscure de cette vie, je la connais la source, par la foi, mais c'est de nuit
Je sais qu'il ne peut y avoir de chose plus belle, que ciel et terre viennent y boire,
mais c'est de nuit.
Je sais que c'est un abîme sans fond et que nul ne peut la passer à gué, mais c'est de nuit
Cette source éternelle est cachée en ce pain vivant pour nous donner la vie, mais c'est de nuit
De là, elle appelle toutes créatures qui viennent boire de son eau, dans l'ombre,
car c'est de nuit. 
Cette source vive de mon désir en ce pain de vie je la vois, mais c'est de nuit

Saint Jean de la Croix

lundi 15 février 2016

Le bien comme le mal pénètrent tout.

Le bien comme le mal pénètrent toute chose. Personne n'est définitivement bon ou mauvais. Seule l'attention donc l'amour peut orienter notre choix vers ce qui construit plutôt que vers ce qui détruit. Et ceci est un travail de chaque instant et à vie.


mercredi 27 janvier 2016

La liberté intérieure, comme mission de vie

La liberté intérieure, condition du véritable amour.
Simone Pacot

"Va vers ta terre promise " c'est à dire va vers ta terre à toi. Va vers toi.
Dit Dieu à Abraham.

Mais de quelle terre s'agit-il?
Du corps? de la psychologie? de l'esprit? des trois?
La terre promise serait donc notre Soi et sa conquête le but d'une vie?

Aller vers... cela voudrait dire aller vers la connaissance de Soi. (Socrate)
"Si vous connaissez la vérité, elle vous fera libre". (Le Christ)
De quelle vérité s'agit-il?
"L'ignorance est la source de toutes les souffrances" (Bouddha)
L'ignorance de Soi est en effet la source de l'emprisonnement, de la confusion des identités et donc de la souffrance.

La liberté intérieur touche de plein fouet la question du moi. Qui suis-je? (Ramana Maharshi)
C'est à dire la quête du moi le plus authentique et son acceptation tel qu'il se révèle à nous.
La liberté intérieure touche également la question de la sécurité intérieure, Quel est ce lieu dans lequel je me sens profondément en sécurité? où le trouver?


Accepter de se tourner vers soi
Accepter d'épouser le Soi que l'on trouve ou le Moi authentique
Accepter de quitter "ton père et ta mère" c'est à dire l'Autre.
Acceptation du présent tel qu'il est, non comme un choix, mais comme la reconnaissance d'une réalité actuelle incontournable.
Ce sont là les chemins de la liberté intérieure.

mardi 26 janvier 2016

Qu'est-ce que l'apoptose?

.Pour être simpliste je dirais: envoyez les bonnes informations à votre cerveau afin qu'il envoie les bons signaux à vos cellules

Entretien avec 

Jean-Claude Ameisen : apologie du suicide cellulaire

Dans les années 1960, on a d'abord parlé de mort cellulaire programmée, puis l'idée de suicide est apparue. Il a été découvert que si on paralyse des cellules qui vont bientôt mourir, en bloquant leur capacité de fabriquer des protéines, elles survivent. L'idée est donc venue que, dans des circonstances données, en fonction des signaux reçus, la cellule déclenche elle-même un programme d'autodestruction, qui requiert des protéines qu'elle a elle-même fabriquées, et qui sont les outils qu'elle utilise pour se tuer.
Aujourd'hui, on utilise un autre mot : l'apoptose. Cette notion se distingue t-elle du suicide ?
La notion d'apoptose est apparue dans les années 1970. Le mot évoque, en grec ancien, la chute des feuilles en automne. Il désigne la série de transformations que subit la cellule quand elle s'autodétruit. Ces cellules qui se suicident ne provoquent aucune lésion. On assiste à une sorte d'implosion. A l'aide de protéines qu'elle a fabriquées et qui agissent comme des ciseaux, elle se met à se découper en petits morceaux. Pendant ce temps, sa membrane reste intègre, si bien que les composants de la cellule dont certains sont toxiques ne sortent pas à l'extérieur et ne provoquent pas de lésion alentour. Mais pendant qu'elle se tue, elle émet à sa surface des signaux qui permettent aux cellules voisines de l'ingérer et de la faire disparaître.

Comment a-t-on pu mettre en évidence les gènes qui contrôlent l'apoptose ?
Comme souvent en science, la solution à un problème complexe a surgi d'un détour par la simplicité. En l'occurrence le petit ver Caenorhabditis elegans . D'origine très ancienne, ce ver de 1 mm de long n'a qu'un millier de cellules. Son développement embryonnaire est très simple. Pendant cette période, environ 15 % des cellules s'autodétruisent, et sont ingérées par les cellules voisines. Dans les années 1980, chez des mutants de ce petit ver, des anomalies génétiques ont été découvertes dont le seul effet mesurable était de modifier la mort cellulaire au cours du développement. Trois gènes ont été identifiés, dont la présence permet le contrôle de la vie et de la mort de l'ensemble des cellules de l'embryon. Ces gènes permettent aux cellules de fabriquer des outils, des protéines, qui interagissent entre elles. L'une de ces protéines est un exécuteur, dont la présence est nécessaire pour que la cellule se tue. Mais cette protéine elle-même n'est pas suffisante pour entraîner la mort. Il faut qu'elle soit activée par une autre protéine, un activateur. Mais l'activateur ne peut lui-même fonctionner qu'en l'absence d'un protecteur, qui empêche ce mécanisme d'autodestruction de se déclencher dans les 85 % de cellules qui normalement survivent.
Depuis deux ans, on sait aussi que le protecteur lui-même peut être inactivé par un antagoniste, qui va ainsi déclencher l'autodestruction.
La vie ou la mort d'une cellule dépend donc des quantités respectives d'exécuteurs, d'activateurs, de protecteurs et d'antagonistes qu'elle fabrique. Et cette fabrication est couplée aux signaux que reçoit la cellule au cours du développement embryonnaire. Le contrôle de la vie et de la mort dépend donc au total d'un petit module génétique relativement simple que les cellules utilisent en fonction de leur histoire et de leur environnement.
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Le suicide cellulaire joue-t-il aussi un rôle dans les maladies ?
Oui. Depuis dix ans, on pense que de très nombreuses maladies sont dues à des dérèglements des mécanismes de suicide cellulaire. Auparavant, l'idée était que, dans des maladies chroniques ou aiguës dans lesquelles des cellules meurent en excès, un agresseur détruit ces cellules. Dans la maladie d'Alzheimer, dans celle de Parkinson, un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde, l'idée la plus courante était qu'on ne pourrait sauver les cellules qu'en empêchant l'agresseur d'opérer. Mais si les cellules meurent non parce qu'un agresseur les détruit mais parce qu'elles perçoivent ou ne perçoivent pas certains signaux et déclenchent leur autodestruction, il suffit de changer les signaux, ou de changer leur réponse aux signaux, pour qu'elles survivent. La question est de savoir dans quelles circonstances et pour quelles cellules le fait de modifier des signaux ou de bloquer la perception de signaux peut être une stratégie thérapeutique applicable.

Ce concept ouvre-t-il de véritables perspectives thérapeutiques ?
Je vais d'abord vous répondre par une métaphore. Dans l'Odyssée le chant des sirènes entraîne la mort des marins. Circé a donné deux conseils à Ulysse : boucher les oreilles de ses marins avec de la cire et se faire lui-même attacher au mât du navire pour que en entendant le chant, il ne puisse pas mourir. La mort est présentée comme une forme d'autodestruction, la participation de celui qui entend le chant étant nécessaire. Dans un autre mythe grec, quand les sirènes commencent à chanter, Orphée se met à jouer de la lyre, et son chant neutralise celui des sirènes.
Ces deux histoires illustrent trois stratégies qui sont actuellement explorées en biologie : bloquer la perception du signal de mort, bloquer la capacité d'y répondre, ou ajouter des signaux contraires.
Jean-Claude Ameisen médecin, immunologiste et chercheur français en biologie

samedi 23 janvier 2016

Le développement personnel : oui, mais pour qui ?

Quand on parle aujourd’hui de "développement personnel", il s’agit trop souvent de suggérer des changements cosmétiques qui visent davantage à pomponner notre narcissisme qu’à éradiquer nos défauts et à dissiper les brumes de notre confusion mentale.

De nos jours, on parle de plus en plus de « développement personnel », une expression que l’on met à toutes les sauces et qui est devenu une sorte de fourre-tout dans lequel on range indistinctement : des recettes en sept points pour devenir séduisant et heureux en une semaine ; des écrits qui visent à éclairer notre lanterne pour nous permettre de devenir de meilleurs êtres humains — écrits fondés sur des méthodes ancrées non pas dans la fantaisie du moment mais dans des traditions de sagesse qui ont été pratiquées pendant des millénaires par des personnes qui y consacraient une bonne partie de leur existence.

La transformation de soi-même, telle que l’ont conçue les sagesses du monde, qu’elles soient d’origine religieuses, spirituelles ou humanistes, n’a pas pour but de flatter l’ego ou de lui apprendre à mieux réaliser ses caprices, mais de nous aider à devenir graduellement un meilleur être humain à la sueur de notre front. Cette affirmation peut paraître pompeuse, mais en vérité le but de la transformation personnelle est bien d’éradiquer l’animosité, l’attachement obsessionnel, le manque de discernement, l’arrogance, la jalousie et autres toxines mentales qui perturbent notre existence et celle des autres. Ce n’est pas une mince affaire.
Ce n’est donc ni une entreprise à court terme, ni une approche égocentrée, ni une dérobade qui nous apprenne à apprécier nos défauts pour s’épargner l’effort d’y remédier."Ce qui n’est pas fait pour le bien d’autrui, ne mérite pas d’être entrepris" (enseignement bouddhiste)
Plus que tout, il faut se demander quel sera le bénéficiaire de ce "développement personnel". S’il s’agit uniquement de soi-même, c’est une totale perte de temps. La transformation de soi n’a de sens que si elle nous permet, par voie de conséquence, de mieux nous mettre au service des autres. Développement personnel sans bonté n’est que la construction de la tour d’ivoire de l’égocentrisme. Méditation sans bienveillance revient à passer quelques moments tranquilles dans la bulle de l’ego.

La transformation personnelle doit nous permettre de passer de la confusion à la connaissance, de l’asservissement à la liberté intérieure. Son but est l’accomplissement du bien d’autrui. Un enseignement bouddhiste ne dit-il pas : « Ce qui n’est pas fait pour le bien d’autrui, ne mérite pas d’être entrepris. » À bon entendeur, salut !

Mathieu Ricard

jeudi 21 janvier 2016

Le principe de Lucifer; un livre essentiel

A quoi sert le mal?
Le principe de Lucifer: une expédition scientifique dans les forces de l'histoire. 

A lire absolument afin que nos souffrances prennent sens (autant que possible).

mardi 19 janvier 2016

Conférence: Le développement personnel des enfants, au Salon Vivre autrement


    Le Salon vivre autrement 
    Sao Doyen au Salon Vivre autrement
    Pourquoi une conférence sur le développement personnel des enfants? Parce qu'un enfant qui s'aime sera un adulte équilibré. Parce qu’il s’agit de construire des générations futures plus humaines, plus aimantes et plus respectueuses de la vie et de la planète, de véritables citoyens. Le développement personnel des enfants concerne la société toute entière, parents, grands-parents, professeurs, éducateurs...
    Parce qu’il nous faut en même temps que le souci des arbres, des océans, et de l’atmosphère, avoir celui des enfants, notre avenir.
    Si l'on veut que les forêts, les mers et l’atmosphère soient sauvées, il nous faudra d’abord donner à nos enfants les valeurs qui leur manquent tant aujourd'hui, et les construire, c’est-à-dire les accompagner à acquérir le respect et l’amour d’eux-mêmes sans lesquels il n'y a point d'altérité. En effet, avant de reconnaître à l'autre le droit d'exister dans sa différence, il nous faut reconnaître à nous même le droit d'exister dans notre identité singulière. C'est la mise en actes du fameux "aime ton prochain comme toi même" sorti de tout contexte religieux. Tel le slogan "manger cinq fruits et légumes par jour, je propose de transmettre l'amour et le respect d'eux-mêmes aux enfants.
    Transformer la compétition nocive en compassion, affirmer ses valeurs, exprimer ses besoins, avoir de l'empathie, porter attention à son corps, à soi et aux autres .... cela se construit dés l'enfance. Pendant cette conférence, nous prendrons le temps d’expérimenter à travers quelques outils simples ce que veut dire s'aimer.


    Conférences : Au cœur de l’humanisme
    Dimanche 13 mars 2016 à 16h00 - Le développement personnel des enfants comme enjeu majeur d'une société future plus humaine
    Avec Sao Doyen, Thérapeute, spécialiste des sciences humaines

dimanche 17 janvier 2016

Mon métier se résume en quelques lignes: humainement gratifiant

 Aider les personnes à résoudre les problèmes et à faire face aux difficultés de la vie, en d’autres termes, aider les gens à changer pour aller vers ce qu'il y a de mieux en eux.