mercredi 28 septembre 2016

La base du Taoïsme

Les 8 grands principes taoïstes

1er  principe : L’alignement

L’ALIGNEMENT CORPOREL

Ma colonne vertébrale doit toujours être droite : Cela change mon état d’esprit.
J’observe ma posture
  • Comment je me tiens physiquement ?
  • Lorsque je m’adresse à quelqu’un ?
  • Quand je roule en voiture ?
  • Derrière mon bureau ?
  • A table avec mes proches ?
  • Face mon supérieur hiérarchique ?
J’observe que, selon les situations, je suis, soit en avant, soit en arrière, soit centré. A quel moment je suis l’un ou l’autre ?
  • Quand j’ai peur ?
  • Quand je suis fatigué ?
  • Enervé ?
  • En paix ?

    J’observe comment ma posture me fait sourire ou me rend négatif.
    En voiture : si je suis penché sur mon volant, je me sens plus agressif, au fond du siège, je me sens plus serein.
    Expérimentez, observez, sentez et tirez les conclusions.
2ème étape : J’aligne ma colonne vertébrale pour agir sur mon esprit
Puisque l’alignement de ma colonne change mon état d’être, j’utilise ma posture par rapport à ce que je désire faire.
Je m’équilibre psychiquement en bougeant mon axe d’avant en arrière jusqu’à trouver le centre : Le sourire.
Face à un adversaire, le buste part en avant, prêt à attaquer. Pour désamorcer, je recule de quelques centimètres, cela change le niveau d’agressivité et permet de prendre du recul. Cela enlève aussi de la pression à l’adversaire. Il y a alors toutes les chances que l’ambiance se calme.
Quand je ne vais pas bien, quand je ne me sens pas à l’aise, je m’aligne, je me centre et je gagne en sérénité.

L’AXE CIEL / TERRE

Je grandis
Tous les arts chinois visent la posture, la colonne doit être droite, je l’étire, je reprends mon axe, je me centre. Je prends du recul. Je suis plus présent, ma vigilance est exacerbée.
Quand je marche aligné, je suis en conscience. Plus je m’aligne, plus je m’élève, plus je grandis en sagesse.
La prière devrait toujours se faire dans l’alignement, le but est d’être dans l’axe Ciel / Terre. L’impeccabilité de la posture de la prière prouve le lien avec le Ciel : Colonne droite sans être rigide. Je suis relié, j’ai la foi, je sens l’énergie.
Exercice pour trouver votre axe Ciel / terre :
Balancez-vous d’avant en arrière. Les yeux fixés sur un point au sol. Au bout de quelques minutes, vous trouverez l’axe de connexion.

2ème principe : Le Non-Agir

C’est en fait « agir dans le non-agir », ce n’est pas « ne rien faire ». Trop facile.
Dans le « Non-agir » j’agis, mais en étant conscient que c’est « La Vie » qui dirige mon action. Son but est de me pousser à cesser la destruction, la guerre, à rétablir l’harmonie, à passer à « l’action juste ».
Quelles sont donc les qualités à développer pour agir dans le non-agir?

L’INTUITION

Pour la développer, je commence par observer et admirer la nature, elle m’en apprendra beaucoup sur le terrien que je suis. Et plus je me connais, plus je me fais confiance, plus je vais écouter mes prémonitions.
Je n’oublie pas non plus de « m’aligner » pour « entendre » la petite voix qui sait ce qui est bien pour moi et le monde. Ma colonne vertébrale est droite, elle est dans l’axe Ciel -Terre.
Les freins à l’intuitif sont la culture, l’éducation, la croyance, la religion. Je dois m’en détacher progressivement.

L’ART DE LA PERTE

Un moyen d’entrer dans le « Non-Agir » est l’art de céder dans la domination, dans la guerre. En règle générale, mon égo veut gagner. Je dois accepter de perdre.
Le mauvais perdant a un égo surdimensionné. Mon égo me fait gérer ma vie comme une guerre or je dois passer à la paix.
Je n’oublie pas que pour faire la guerre, il faut être deux, si j’accepte de perdre, il n’y a plus de guerre. Voilà pourquoi les moines taoïstes commencent leur formation par 10 ans de travaux ménagers peu gratifiants. Ca calme l’égo.

L’ACCEPTATION

Mes problèmes sont là pour me faire grandir en sagesse, je ne dois pas les combattre. J’évite de résister, je cède à ce qui vient.
C’est normal d’être en colère envers une personne qui m’a blessé mais si je cherche suffisamment, je finis par comprendre l’enchaînement qui l’a menée à me faire du mal. Du coup, je ne lutte plus contre elle.

J’AGIS SANS ÉMOTIONS

Quand je suis confrontée à un problème, je m’entraine à le voir tel qu’il est et pas tel que je pense qu’il est. Ce ne sont pas mes émotions qui dictent mon action.
Qu’est-ce qui est grave dans la vie ?
C’est le regard que j’y mets qui lui donne son importance. Je dois toujours me recentrer sur l’essentiel. Si j’épure, la vie devient beaucoup plus facile.

 LA DÉTENTE PHYSIQUE ET MENTALE

L’humour est nécessaire dans le non-agir et même dans la vie tout court. Il permet d’accepter ce qui semble inacceptable.
Je ne me prends plus au sérieux, je prends du recul, mon égo se calme. Pour cela, je fais en sorte d’être détendu, quoiqu’il arrive.

3ème principe : L’équilibre

Je dois trouver l’équilibre dans tous les domaines de ma vie :
  • Entre spiritualité et matérialisme
  • Entre vie de famille et vie sociale
  • Entre travail et inactivité
  • Entre nature et ville
  • Entre sommeil et veille
  • Entre solitude et vie en société
  • Entre donner et recevoir
  • Dans la variété alimentaire…
J’observe si certains domaines débordent sur d’autres et je mets en place les ajustements nécessaires.

L’ÉQUILIBRE PHYSIQUE

Principes taoïstes
J’ai l’illusion de la stabilité dans la rapidité, faire des mouvements très lents prouve le véritable équilibre.
L’exercice le plus facile à mettre en place est la marche LENTE. Je suis obligatoirement en « présence » dans la lenteur par une conscience exacerbée dans mes jambes, sous mes pieds. Je bouge en ayant le bassin détendu, les hanches, les fesses lâchées.
De même, mes yeux et mes oreilles sont des repères majeurs pour m’équilibrer. Si je veux m’exercer à la stabilité intérieure, dans une 1ère étape, je fais un parcours yeux ouverts puis je le refais les yeux fermés.
Enfin, je développe ma souplesse, elle permet l’adaptation aux secousses, à la vitesse, aux variations. Le sentiment de souplesse physique jouera sur mon mental et inversement.
Je fais du Qi gong, Yoga, du Tai chi, du stretching…
J’observe les chats et je bouge comme eux, avec fluidité et grâce.

CONSÉQUENCES DU TRAVAIL DE L’ÉQUILIBRE

L’équilibre rétablit l’harmonie. Il me fait relativiser plus facilement, je suis axé. Dans le tao, l’équilibre est individuel et évolutif, il se réinvente constamment.
Pour autant, les lois de l’univers sont communes à tous. L’homme fait le lien Ciel / terre, il est insignifiant et pourtant c’est ce rien qui crée l’équilibre global.
On n’est rien et on peut tout, c’est notre petitesse qui fait notre grandeur.

4ème principe : La respiration

Si je suis attentif à ma respiration, je vais transformer mes  activités, agir sur ma santé et mes relations.

ACTION DE LA RESPIRATION

martial-arts-291046
Respirer détend le Qi du foie. Renforce la rate et le poumon. Tonifie les reins. Avive les nerfs sensitifs.
Grâce à la respiration abdominale, le diaphragme masse les 5 organes fondamentaux en médecine chinoise (Cœur, Foie, Rate, Poumon, Rein).
La respiration permet l’intériorisation et l’extériorisation.  Elle fait le lien entre les deux.
Pour extérioriser les difficultés, il suffit de respirer, de chanter ou de crier. Sans m’en rendre compte, cela va permettre l’évacuation de mon problème.
Je vis un stress ? Je respire ventralement pendant 20 mn.
Ou je vais crier un bon coup dans la forêt plutôt que sur le boss.
Par la respiration, nous échangeons du gaz, du Qi, des émotions et nos états psychiques. Je peux donc agir sur l’autre en respirant sainement.
J’observe la respiration de l’autre, je me cale dessus. Puis je ralentis ma respiration : L’autre va alors ralentir la sienne et va donc s’apaiser.
Vous  dormez avec quelqu’un d’agité ?
  • Testez l’exercice !

LA RESPIRATION ABDOMINALE

L’idéal est de revenir 2 fois par jour à une respiration abdominale lente et profonde. Posez vos mains sur votre ventre, sentez-le se gonfler et se dégonfler, peu importe sur l’inspire ou l’expire. Faites au mieux pour vous.
Le tout est de bouger le diaphragme et donc de stimuler les 5 organes. La respiration abdominale doit être la plus lente, fluide et la plus souple possible.  A nouveau, imitez le chat.
Je ne respire jamais à fond trop longtemps, ça crée des tensions. Seulement à des fins thérapeutiques, pour évacuer.

LA RESPIRATION CIEL / TERRE

Debout, pieds bien ancrés en conscience dans le sol, genoux fléchis.
J’inspire, je visualise à travers moi la montée de l’énergie de la Terre vers le Ciel.
J’expire, je visualise à travers moi la descente de l’énergie du Ciel dans la Terre.
Je suis le lien entre les 2.

5ème principe : Prendre le temps

LA LENTEUR DU CHANGEMENT

L’évolution intérieure est lente, elle s’oppose à l’objectif, aux résultats, à la rapidité, à la compétition occidentale.
J’accepte que tout prenne du temps, l’être humain change lentement. C’est ainsi. Ce n’est donc pas la peine de commencer un travail intérieur si je ne suis pas prêt à y laisser 20 ans de ma vie.
un homme escalade une montagne
Si vous rencontrez une personne capable de devenir rapidement ce que vous souhaitez qu’elle soit… Il ne s’agira que de séduction. Le changement ne durera pas.
A minima, un enseignement doit se faire sur une douzaine d’années, c’est le cycle moyen.  Or la motivation change en une décennie, quelque soit la formation. On est à fond au départ puis on arrête, on voit les choses autrement.
C’est normal, j’accepte la pause, je la vis, je reviendrai à l’enseignement différent.
De même, j’accepte que les fruits, les résultats viennent plus tard. La satisfaction ne sera pas immédiate.

LES CYCLES

Prendre son temps signifie intégrer les cycles de l’univers et du temps. Il existe les cycles journaliers, lunaires, annuels, de 7 ans, de 12 ans, de 5 ans. De nombreux cycles se superposent : affectivité, sommeil, maladie, immunité.
Certaines expériences ou personnages reviennent régulièrement dans ma vie ? J’accepte que les épreuves se représentent parce que je n’apprends jamais en un seul cycle :
  • Le 1er me montre le problème
  • Le 2ème je comprends que je dois changer
  • Le 3ème ma solution est incorrecte
  • Le 4ème ou 5ème ou 6ème ma solution est correcte
  • Enfin le dernier cycle : La vie va me tester !
Si un problème revient, ça peut être décourageant mais ce n’est pas parce que je n’ai pas avancé, c’est au contraire que je peux encore progresser sur le sujet.
Il peut aussi m’arriver de croire que rien n’avance dans un cycle, c’est en fait une période fondamentale. La graine commence sa poussée sous terre, on n’y voit rien !

LES OBJECTIFS

C’est difficile de gérer un objectif à 20 ans, il faut donc d’abord vivre le moment présent, ralentir et oublier l’objectif.
Je prends le temps, je profite vraiment du présent et du coup, je progresse plus vite intérieurement.
Quand je ne comprends pas quelque chose, je ralentis, ça décuplera la compréhension globale.
L’important est le chemin. Je ne m’intéresse pas aux résultats. Et quand j’obtiens un résultat, ce n’est pas grave, ça va passer !

6ème principe : L’intention

LA CONNEXION CORPS / ESPRIT

L’intention vient de notre partie profonde, intérieure, elle est corporelle, énergétique et spirituelle.
C’est une volonté que je ne décide pas avec mon cerveau. Elle est en place quand le corps et l’esprit sont réunis, alignés, connectés. Il n’y a plus d’espace-temps.
C’est une force qui induit une action immédiate, spontanée. Le geste est alors parfait, on n’a pas réfléchi.

Ecoute-moiLE QI

L’intention est fortement liée au Qi (en chinois, prononcer « tchi »).
Le Qi pourrait avoir pour traduction « Energie », le terme le mieux adapté étant « les souffles ». Il s’agit d’un concept essentiel de la culture chinoise.
Le Qi englobe tout l’univers, il relie les êtres entre eux et circule dans les méridiens de chaque être vivant.

L’ÉLAN VITAL

Pour pouvoir accomplir le geste parfait, je me concentre sur ce que je veux faire, j’ancre le Qi. Au moment de l’action, je projette le Qi à partir du ventre.
L’intention, c’est  « JE VEUX  » par le Qi. En travaillant le Qi,  je mobilise l’élan vital en moi. C’est la volonté du Qi qui se met en place (pas la mienne).
Dans l’intention, tout est possible, j’ai confiance en l’univers.

L’ACTION DANS L’INTENTION

Plus je pense avec mon cerveau et plus je suis dispersé, cela empêche l’intention de se mette en place.
J’observe les moments où je ne suis pas dans mon axe et je m’aligne. Quelle est la différence ?
Mes possibilités quand je suis axé sont décuplées.

ESSAYER D’Y ARRIVER ?

Je n’essaye pas l’intention. Je fais. Je suis.
« Essayer » induit l’échec programmé, je ne mets pas tout en œuvre pour y arriver.
Dire qu’on va essayer est de la fausse humilité. Le terme « essayer » est à bannir de ma bouche.
« Le bonheur est le bon chemin vers le bonheur, si tu veux être heureux, sois le. »

7ème principe : La circulation du Qi

PHYSIQUEMENT

Pour être en bonne santé et pour éviter l’immobilisme physique et/ou psychologique, l’énergie (ou Qi) doit circuler. Je rappelle que, selon la médecine chinoise,  les stagnations de Qi induisent des maladies à long terme.
Pour mettre en circulation l’énergie, la solution est très facile : Je dois bouger mon corps. Depuis 15 000 ans que nous sommes devenus sédentaires, nous avons oublié ce qu’est le mouvement. Et ça ne s’est pas amélioré depuis que nous sommes pourvus de télévisions (avec télécommande s’il vous plait…), ordinateurs, voitures et j’en passe.
La marche est la solution idéale pour faire circuler le Qi mais aussi le sport, le jardinage, les travaux physiques…

coupleDONNER ET RECEVOIR

Le Qi doit aussi circuler psychologiquement et spirituellement.
Les échanges d’énergie se retrouvent entre autre dans le « donner » et le « recevoir ». Quand je donne (de l’amour ou un objet), je crée un vide, cela implique un appel pour remplir. Donc pour recevoir. Le Qi circule.
Donner ne fait rien perdre si mon état d’esprit est correct, axé. Ce qui n’est pas le cas si je donne parce que je me sens coupable, par exemple. Mieux vaut alors ne pas donner.
Recevoir, c’est s’émerveiller de tout ce qui vient, je souris à tout, je remercie. Cela va vraiment me nourrir et me permettre de donner.

LA CONNEXION

La circulation du Qi augmente la connexion au ciel, à la terre, aux animaux, aux végétaux, aux humains… Si je réussis à sentir ce lien fondamental à l’univers, cela va me transformer, je vais grandir en sagesse, en conscience.

8ème principe : L’évolution

LE CHANGEMENT

J’accepte de changer en profondeur, c’est un placement intérieur. Définitivement, je ne serai plus ce que j’ai été. Je le décide.
Changer sera difficile au départ car il faudra se mettre en action, il faudra donner un coup de clé pour démarrer. Ou se lever de son canapé. Ou lâcher la télécommande de la télévision ou la souris de l’ordinateur.
Mon égo, qui n’aime pas être bousculé dans ses habitudes, n’appréciera pas. L’évolution va donc se faire dans la douleur. C’est normal.

Sourire pour être heureuxJE N’AI PAS LE CHOIX

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Lavoisier.
Je dois réaliser que la vie est un mouvement continuel et l’admettre. Si j’accepte l’évolution permanente, j’ai le sourire, je dis oui à la vie, ça m’aidera à lâcher.
Certains des mouvements auxquels je serai confronté seront incontrôlables. Ma foi en la vie et mon instinct de survie m’aideront et diminueront mes peurs.
Tout ce que je vis est unique. Je dois expérimenter les différents âges, les séparations, les difficultés, les maladies, la vieillesse, la mort…
La question est toujours « Qu’est-ce que j’apprends en ce moment ? Dans ces difficultés ? »
Nous recevons de riches enseignements toute notre vie, ils sont différents à chaque fois. Nous avons besoin de beaucoup d’expériences pour évoluer, pour grandir en sagesse.
Nous n’avons pas le choix, alors autant le prendre avec le sourire. Ce sera plus facile.

lundi 8 août 2016

Bien que cela semble brutal, ces gestes permettent au futur adulte de se sentir pleinement vivant dans son corps et étrangement donnent au bébé une sensation profonde de calme et de sécurité.
Une source d'inspiration pour le soin du bébé en Europe où l'enfant est loin de sa maman et de lui-même si précocement.


samedi 9 juillet 2016

Des bienfaits de l'hypnose


Qu'on se le dise...

« Voilà des faits qui prouvent bien, il me semble, que les instincts pervers, les habitudes vicieuses, la paresse intellectuelle, en un mot, beaucoup de troubles mentaux, même congénitaux, .même héréditaires, peuvent être corrigés par l'hypnotisme. D'ailleurs, tous ceux qui ont employé cette méthode chez les enfants, dans les conditions indiquées plus haut, sont unanimes à affirmer que jamais cette gymnastique morale n'a donné lieu au moindre accident actuel ou consécutif. On ne risque donc rien à l'employer, à supposer qu'elle reste inefficace, on a beaucoup de chance de ramener au bien, pour le grand profit de là société, des intelligences qui resteraient incultes ou qui s'exerceraient à son détriment." (...)
Remarquons d'ailleurs que si la suggestion est surtout applicable à l'enfant, qui s'endort très facilement et qui est particulièrement suggestible, dont le cerveau reçoit facilement les idées qu'on tente d'y faire pénétrer, rien ne s'oppose à ce qu'on tente l'expérience chez l'adulte. C'est ce qu'a fait le docteur Voisin sur deux dames mariées, dont l'une, qu rendait l'existence de son mari très malheureuse par son caractère insupportable, ses colères, ses scènes continuelles, devint douce et affectueuse après quelques séances de suggestion. L'hypnotisme pourrait donc être essayé dans les prisons à titre d'agent moralisateur, comme il l'est sur les enfants comme moyen pédagogique.
(...) Chez les adultes, un grand nombre d'habitudes invétérées, paraissant incorrigibles, causant les plus graves préjudices et préparant aux pires déchéances sont justiciables de l'hypnotisme. Telles sont la paresse, l'ivrognerie, le tabagisme (I), l'habitude de la morphine ou de l'éther, là colère, la passion du jeu et toutes les mauvaises habitudes, défauts..."

Bien des personnes reconnaissent le tort considérable que leur causent certaines habitudes, elles savent que ces habitudes sont pour elles une cause de dépenses inutiles, elles n'ignorent pas qu'elles compromettent leur santé, leur repos, leur.honneur même ; elles désirent parfois se corriger. Mais leurs bonnes résolutions prises ne suffisent malheureusement pas toujours pour lés empêcher de succomber encore, et d'être toujours et toujours victimes de leurs penchants. Ces personnes devraient savoir que seul l'hypnotisme ou l'auto suggestion peuvent débarrasser d'une habitude mauvaise invétérée, et ceci pour toujours et sans éprouver la plus petite contrariété, sans avoir à combattre, sans se faire violence

Jean Filiatre

mercredi 6 juillet 2016

Un blog très intéressant sur la perversion narcissique

7 raisons pour lesquelles les pervers narcissiques sont TOUS infidèles (et ne peuvent pas être fidèles)
Les pervers narcissiques trompent leurs femmes, commettent des adultères, ont des aventures extraconjugales pour de nombreuses raisons qui reflètent des processus psychodynamiques différents selon les individus :




Les pervers narcissiques sont tous infidèles. Je ne sais pas si « infidèle » est le bon adjectif étant donné que dans un premier temps, ils n’ont jamais eu l’intention d’être fidèles et que cela ne fait pas du tout partie de leur système de valeurs, ni de leur vision du monde. Étant donné que les pervers narcissiques sont des prédateurs sociaux, et qu’on n’a jamais vu un loup tomber amoureux et préserver une brebis dont il veut se nourrir, je dirai plutôt qu’ils sont infidèles du point de vue des « autres » (les victimes) mais de leur point de vue, il s’agit de sécuriser un maximum de nourriture narcissique.
Pour eux, être focalisé sur une seule cible n’est tout simplement plus envisageable une fois que celle-ci a été conquise et consommée. Au tout début de la relation, pendant la phase d’idéalisation, ils peuvent exclure les autres proies mais une fois qu’ils ont la certitude que la première est sécurisée, ils passent à autre chose, très très rapidement.


1. Ils ont recours aux conquêtes sexuelles en série
2. Les pervers narcissiques s’ennuient TRÈS facilement


3. Les pervers narcissiques vivent dans l’instant

4. Les pervers narcissiques n’ont aucune considération pour les autres, et surtout pour leurs victimes

5. Le mariage et la monogamie sont vus comme des contraintes (mais donnent une bonne image sociale)
6. Les PN sont des maniaques du contrôle


7. Les PN sont terrifiés par l’intimité

Comment les pervers narcissiques hommes perçoivent les femmes

C’est un secret de polichinelle : les pervers narcissiques sont misogynes. Ils ressentent du mépris pour les femmes, ils les détestent et ont aussi peur d’elles. Ils veulent les torturer et les frustrer (soit en les rabaissant, soit en les rejetant sexuellement). Ils ressentent des sentiments ambigus concernant l’acte sexuel.
Il y a deux types de pervers narcissiques : les somatiques et les cérébraux.
Les somatiques utilisent le sexe pour conquérir et sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement narcissique. Ainsi, le somatique s’implique rarement émotionnellement avec ses proies. L’acte sexuel est mécanique, dépourvu d’intimité et d’engagement.

Les cérébraux perçoivent le sexe comme dégradant et humiliant. Le sexe est pour eux une pulsion primitive, basique. Ils se convainquent qu’ils sont au-dessus de tout ça étant donné qu’ils sont dotés d’une intelligence supérieure et d’un self-control surhumain.
Dans les deux cas, le sexe est un instrument visant à augmenter le nombre de sources d’approvisionnement. S’il s’avère que c’est sa meilleure arme de séduction, le pervers narcissique en fera un usage intensif. En d’autres termes, si le PN ne peut obtenir de l’adoration, de l’admiration, de l’approbation, des applaudissements ou toutes sortes d’attentions par d’autres moyens (par exemple, grâce à son intelligence), il a recours au sexe.
Il peut ensuite devenir un satyre ou nymphomaniaque : il a de multiples rapports avec de nombreux partenaires. Ses partenaires sexuels sont considérés par lui comme des objets – des sources d’approvisionnement narcissique. C’est par ce processus de séduction et de multiples conquêtes sexuelles qu’il obtient sa dose de narcissisme (son « fix »).
noloveLe PN perfectionne ses techniques de séduction et considère ses exploits sexuels comme une forme d’art. Généralement, il expose ce côté de sa personnalité, avec force détails, aux autres, à une audience en espérant ainsi gagner leur approbation et leur admiration. Parce que l’approvisionnement narcissique dans son cas réside dans l’art de la conquête et de la soumission, le PN va passer d’une partenaire à une autre.
Le PN préfère les situations compliquées : les vierges, les femmes mariées, frigides ou encore les lesbiennes, etc. Plus la proie est difficile à avoir, plus la récompense narcissique est grande. De tels PN peuvent êtres mariés mais ne considèrent pas leurs aventures extraconjugales comme immorales ou comme une rupture du contrat qui les lient à leurs épouses.
Ils expliquent à ceux qui les écoutent que ses autres partenaires sexuelles ne sont rien à ses yeux, elles ne représentent rien, qu’il profite juste d’elles, qu’elles ne constituent pas une menace et ne devraient pas être prises au sérieux par son épouse. Dans son esprit, une séparation nette peut exister entre la « femme de sa vie » qui est honnête et les « traînées » avec qui il couche.
A lire en totalité sur le blog:
https://leperversnarcissique.wordpress.com

lundi 4 juillet 2016

Être en paix avec tous les événements de la vie

Tout est beau et calme lorsque je vis en conscience.



Quand on se trompe de route et on se retrouve en plein milieu de nulle part, dans une cité mal famée ou en un champ dévasté,on n'insulte pas le lieu, on ne le maudit pas non plus... On constate qu'il existe, on en appréhende les caractéristiques, on vérifie en quoi il est distinct du lieu que nous souhaitions atteindre, on découvre que l'on s'est trompé de chemin puis, riches de cette nouvelle rencontre on poursuit sa route, un peu plus éveillés. 
C'est à ceci que j'appelle "être sur le chemin de l'éveil"

Il en va de même lorsqu'on rencontre des personnes toxiques, méchantes, trompeuses, "malsaines", fussent-elles des membres de notre famille. On les rencontre, on est attentifs à leurs comportements, on ressent combien ils sont en disharmonie avec ce que nous sommes. Puis, on poursuit notre route, ouverts à d'autres rencontres, rassurés quant à notre capacité désormais plus développée d'identifier plus vite ce qui nous convient ou pas.

Comment nous enrichir plus encore chaque jour? 
Comment devenir un éveillé, si l'on ne croise pas matériellement tout ce que la vie porte en elle? Les orgueilleux, les vengeurs, les humiliants,les voleurs de sentiments,les perdus... font partie de la vie, comme les hyènes, les moustiques, comme les mères Teresa et les éléphants, comme la beauté du soleil et le vent doux de la forêt. Les rencontrer nous permet de sentir combien la vie est plurielle, combien à chaque instant elle nous offre l'occasion et les outils pour cheminer un peu plus vers notre sérénité. Cela augmente notre "capacité d'acceptation", cela enlève nos illusions, nous ouvre à plus grand, efface la discrimination et permet de mieux nous connaitre. 




Au début de mon travail spirituel, face à une situation désagréable, je fulminais, maudissais les autres, ceux que je jugeais coupables de ma douleur. Puis je découvris que j'y étais pour quelque chose car j'avais permis à l'autre de me faire du mal, alors je me maudissais moi-même... Il m'en a fallu du temps pour réaliser qu'il n'y avait rien ni personne à maudire. Il y avait à sentir, à observer, à intégrer, ingérer et digérer comme un aliment nourrissant. Alors je me suis apaisée et comme le maître Zen, j'ai commencé à dire "Ah bon!"
Lire des livres de spiritualité et de psychologie nous permet de savoir. Faire des expériences concrètes nous permet de connaitre (co-naître), c'est à dire naître avec ou grâce à l'événement, à la chose à l'être rencontré. Naître dans la profondeur de son être, dans l'intime, dans sa singularité. Alors seulement on comprend que cette expérience est une chance. Elle l'est surtout si l'on a été présent "au moment présent", en conscience. Alors seulement on ressens le pouvoir que l'on porte en soi.
Toute expérience, et parfois hélas, même les plus douloureuses, sont l'occasion d'un dépassement, d'une croissance personnelle, spirituelle.
Celles-ci sont à mon sens les raisons réelles  de notre existence, de notre venue sur terre... Expérimenter dans le concret.

Pendant ou juste après une expérience fâcheuse, désagréable, ou douloureuse, quelque soit sa nature, tâchez de rester présent à ce qui se passe, ne la laissez pas vous happer mais mettez-la à distance, comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre à laquelle vous assistez et participez en même temps. Demandez-vous en quoi elle vous est utile? comment vous serez mieux outillé demain, après l'avoir vécue? Comment elle vous aide à mieux vous connaître? A mieux distinguer le bon grain de l'ivraie et finalement à mieux définir ce qui est bon pour vous au- delà de toutes les illusions et apparences. Car il est dit:"Cent fois un met succulent te sera proposé, cent fois tu le repousseras, car désormais tu le sais empoisonné et tu en connais les effets sur ton organisme".

Les expériences d'une vie sont multiples, toutes ne sont pas à intégrer à votre chemin mais une chose est sûre, si vous êtes en conscience, toutes contribueront à vous faire avancer vers vous-même, vers votre terre promise, votre Soi.
           "Quand on est son propre maître, on ne se sent pas victime de son environnement"

Sao

lundi 27 juin 2016

Développer le pouvoir sur soi

Anselm Grün, moine-thérapeute : « Il y a en nous un lieu de calme que nous pouvons atteindre »

En nous, il y a toutes les émotions et toutes les passions mais il y a aussi un lieu de calme, de silence, qu’il faut arriver à atteindre. Jésus lui même dit « le royaume de Dieu est en nous » Dans ce lieu, où Dieu demeure, je suis libre des jugements des autres, de leurs attentes, Aucune blessure ne peut m’atteindre, je suis sain, entier, et c’est dans ce lieu que se trouve mon moi authentique et originel.
Les Pères du désert ont observé toutes les passions humaines, les émotions et ils ont réfléchi à la façon dont on pouvait les gérer mais sans les refouler. Travailler sur Soi permet de reprendre du pouvoir sur Soi.


Selon A. GRÜN, le pouvoir (malsain) que j’exerce sur les autres est un signe du manque de pouvoir que j’exerce sur mon être, de l’impuissance vis a vis-à-vis de moi-même : « Celui qui n’a aucun pouvoir en soi, aucun pouvoir sur soi, celui-là doit montrer du pouvoir à l’extérieur, il doit humilier, mépriser les autres, les traiter plus bas que terre pour pouvoir croire à sa propre grandeur. Il doit faire violence aux autres pour se sentir puissant. »

dimanche 26 juin 2016

"Le meilleur service que l'on puisse rendre aux autres est de leur faire remarquer que c'est l'inconscient qui les incite à agir et les accompagner à comprendre cet inconscient et son fonctionnement"
Swami Prajnanpad

La Maltraitance, l’Abus de l’Enfant

C’est quoi? (Par Alice Miller)

Les humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l’exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. sont des formes de maltraitances parce qu’ils blessent l’intégrité et la dignité de l’enfant, même si les effets ne sont pas visibles de suite. C’est à l’âge adulte que l’enfant maltraité jadis commencera à en souffrir et en faire souffrir les autres. Il ne s’agit pas là d’un problème de la famille uniquement, mais de toute la société parce que les victimes de cette dynamique de violence, transformées en bourreaux, se vengent sur des nations entières, comme le montrent les génocides de plus en plus fréquents sous des dictatures atroces comme celle de Hitler. Les enfants battus apprennent très tôt la violence qu’ils utiliseront adultes en croyant à ce qu’on leur a dit : qu’ils ont mérité les punitions et qu’ils étaient battus « par amour ». Ils ne savent pas qu’en vérité la seule raison des punitions qu’ils ont subies était due au fait que leurs parents ont subi et appris la violence très tôt sans la remettre en cause. A leur tour ils battent leurs enfants sans penser leur faire du mal.
C’est comme ça que l’ignorance de la société reste si solide et que les parents continuent en toute bonne foi à produire le mal dans chaque génération depuis des millénaires. Presque tous les enfants reçoivent des coups quand ils commencent à marcher et toucher les objets qui ne doivent pas être touchés. Cela se passe exactement à l’age quand le cerveau humain se structure (entre 0 et 3 ans). Là, l’enfant doit apprendre de ses modèles la gentillesse et l’amour mais jamais, en aucun cas, la violence et les mensonges (comme: « je te bas pour ton bien et par amour »). Heureusement, il y en a des enfants maltraités qui reçoivent l’amour et la protection chez les « témoins secourables » dans leur entourage.

Même si les conséquences scandaleuses sont évidentes, elles ne sont pas perçues et encore moins prises en compte par la société. Or, la situation est facile à comprendre : les enfants ne sont pas autorisés à se défendre de la violence des parents et sont alors obligés de supprimer et refouler les réactions naturelles à l’agression parentale comme les émotions de la colère et d’angoisse. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’ils peuvent décharger ces émotions très fortes, sur leurs propres enfants ou, dans certains cas, sur des nations toutes entières.

mercredi 20 avril 2016

4. « Depuis que j’ai vu un crocodile motorisé, je crois à tout ». 

Fernando Ribeiro

http://hypnose-therapies-breves-paris.fr/depuis-que-jai-vu-un-crocodile-motorise-je-crois-en-tout-fernando-ribeiro/


Le mode éducatif africain, fait d'une grande proximité mère-enfant jusqu'à l'âge de deux-trois ans, offre à ce dernier une grande confiance en lui et dans le monde. Ceci ouvre à la créativité et à l'humour. Des outils indispensables à à la vie.